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Penser le Tir sportif autrement…..
Daniel GOBERVILLE  
News Letter
Daniel GOBERVILLE  5, rue du Colombier  60660 Cires les Mello  France  Téléphone : +33 6 08 17 06 74  informations@mental-objectif-perf.com
N° SIRET :791199326 00012   code NAF : 85005

Penser le Tir sportif autrement…..
Apprendre à  gérer ses émotions, sa motivation et ses objectifs…
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Penser le Tir autrement



Je ne sais pas si ce programme peut aider le tireur sportif en compétition mais lors des championnats de France de tir indoor à Lorient, nombre de tireurs auront vécu des moments émotionnels forts et sclérosants qui auront impacté leurs résultats. Une lumière toujours difficile dans les stands en hall d’exposition renforce le tireur dans sa recherche de visée au lieu d’admettre cet environnement et de maintenir son attention sur la qualité du décrochage…
Gérer son émotion et son attention, c’est l’essence même de notre sport qui nécessite, au-delà de la technique, une gestion  des pensées  permettant d’utiliser ses compétences techniques.
Une préparation mentale bien conduite et personnalisée est nécessaire (mais pas suffisante) pour amener le tireur dans des conditions psychologiques lui permettant de conserver une lucidité suffisante et d’utiliser les compétences acquises à l’entraînement.
Une technique et une conception du tir utilisable en situation émotionnelle est également nécessaire si on ne veut pas rester le champion du monde de l’entraînement toute sa vie.
C’est sur ces deux piliers que je travaille avec les tireurs du MOP depuis plusieurs années : Aucune recette miracle mais un entraînement conduit méthodiquement dans tous les compartiments intervenant dans la performance : Préparation du matériel, préparation physique, technique, tactique et mentale.
Ces championnats de France ont été l’occasion pour de nombreux tireurs travaillant avec le MOP de performer :
La famille d’abord (Céline, Sandrine, Annabelle Pioch), le plus ancien et fidèle du MOP (Lionel Geisen champion de France pistolet S2), l’une des plus récentes du MOP (Brigitte Bouland championne de France vitesse) mais aussi ces dizaines de tireurs qui, sans avoir gagné, ont su réaliser leur potentiel.
Dans tous les cas, la performance est celle du tireur et aucune méthode ni technique n’est miraculeuse, il n’y a pas de truc dans le tir et pourtant nombre de tireurs consacrent leur entraînement à en trouver un !
L’émotion, quand elle est gérée, est effectivement une alliée car elle active notre réactivité, notre coordination et notre sensibilité.
Quand elle n’est pas gérée ou qu’elle est trop forte en raison d’un déficit de préparation mentale, elle devient la cause principale de l’échec.
Néanmoins, quelle que soit la qualité de la préparation du tireur, n’oublions jamais que la performance reste :
IMPREDICTIBLE et EMERGENTE !

Ce que nous appelons « relations » ou « culture » ne vient que de nos cerveaux. C’est notre cerveau qui produit et véhicule des comportements, des romans, des poèmes ou des maladies.
Apprendre à connaître, développer et intégrer les liens entre nos différentes composantes apportera calme, sérénité et qualité de vie. Les stimuli et les aléas que la vie nous impose auront ainsi moins d’impact sur nous, nos comportements et notre environnement pour :
?Que les chocs émotionnels ne se traduisent plus en maux et maladies.
? En finir avec les scénarios fatalistes qui n’ont que peu de fondements scientifiques.
? Comprendre que tout mal n’est pas systématiquement issu d’une transmission génétique par chromosomes.
? Cesser d’accuser sa famille, ses proches et son thérapeute de son mal-être.
? La vie ne soit plus une vallée de larmes mais une source de joie…
Il appartient à chacun de trouver ce qui l’anime le plus : sa passion, ses aspirations, le sens de sa vie. Et de réaliser que pour éprouver de belles émotions il faut être branché sur sa passion.

Aujourd’hui, les chercheurs en neurosciences, n’hésitent plus à traquer la tristesse, la joie ou l’amour dans les méandres du cerveau.
Tenter de comprendre comment nos petits neurones produisent de si belles choses, ou de si vilaines, c’est s’interroger non seulement sur notre nature, mais également sur les fondements mêmes de la culture humaine.
La puissance des émotions
Comme chaque mois, Mental-Objectif-Perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à la recherche de la performance.

Cette News Letter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenu mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions.
Je vous propose ce mois-ci de nous intéresser au Neuro-Coaching™ créé en 1985 par Guy Hauray, Dr psychologie cognitive.
La méthode vise à construire une force mentale garante de l’épanouissement de l’être humain.


L’émotion notre alliée !
News Letter N° 51
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Un avis probablement non partage par tous au retour des championnats de France a LORIENT !
Janvier 2019
 
L’émotion, notre alliée ?
Mental-Objectif-Perf .
Quand solliciter nos émotions ?
- Lorsqu’il s’agit de valider une décision : l’émotion est le véhicule de l’intuition et aucune décision importante ne peut se prendre sans une part d’intuition. Le cortex préfrontal (logique) doit donc communiquer avec le système limbique (émotionnel) par le biais de l’aire orbitofrontale. Ce que réussi très bien à produire le Neuro-Coaching™.
- Lorsqu’il s’agit de prendre la parole en public : l’émotion est le véhicule de l’enthousiasme communicatif. C’est la clé du charisme.
- Lorsque l’on souhaite vendre ses idées ou vanter les mérites d’un produit ou service : sans une dose d’émotion positive dans la voix, les ventes se font rares parce que l’on manque tout simplement du pouvoir de conviction.
- Pour mettre de la joie dans nos relations : apporter l’espoir, susciter l’envie, motiver son entourage et ses collègues, danser la vie.
- Pour éviter un grand nombre de malaises et maladies : en refoulant nos émotions nous traçons le chemin de la maladie car les effets de la psycho-somatisation sont délétères tant sur le plan physiologique que psychologique. Exprimons nos émotions sans trop attendre.
Est il possible de modifier le mode émotionnel toxique ?
Quelles applications pour le Tireur ?
Selon Guy Hauray et sa méthode : OUI ! En optant pour un sommeil intelligent avec HYPERLINK "https://stressexpert-neurocoaching.com/boutique/" PUISSANCE ÉMOTIONS, une démarche en 21 étapes de 21 minutes chacune.
L’activité de l’amygdale limbique, qui joue un rôle dans les débordements émotionnels, diminue, celle de l’hémisphère avant-gauche, impliqué dans les émotions positives, augmente.
La démarche à caractère ludique induit un sommeil réparateur et les stimuli que nous émettons durant les 21 minutes, active les algorithmes du cerveau et génère une sérénité durable.

Le Tir, l’Intuition et… l’Inde !!
Le lecteur assidu de mes news letters que vous êtes n’aura pas manqué de se poser la question sur le rapport entre l’Intuition et les photos du trafic routier en Inde illustrant en 1ère page cette news letter.
Je suis convaincu depuis longtemps que le tir de haut niveau nécessite, après l’acquisition de la technique, de revenir en compétition sur une part importante de créativité et que seule une créativité produite par le subconscient peut répondre à notre besoin de coordination rapide. J’ai souvent exprimé mes convictions quant à l’existence de 2 mondes dans le tir :
Le monde de l’entraînement (le monde de l’apprentissage par la répétition en mode conscient) et le monde de la compétition (utilisation subconsciente des compétences)
L’intuition correspond parfaitement à l’expression de la créativité en mode subconscient (non réfléchi, non analysé car la conscience est un filtre qui ralentit le process de décision et d’exécution).
Et le rapport avec la conduite en Inde !?
Je reviens de la Coupe du monde de New Delhi et j’y ai vécu une expérience de la conduite et du code de la route inédite : Le trafic est tel que le code de la route se résume à conduire au milieu (volant à droite) et à gérer uniquement ce qui se passe devant soi au présent (éviter le véhicule devant vous ou se rabattre à gauche pour éviter le véhicule), à ne pas utiliser ses rétroviseurs, à ne pas se poser de question sur l’avenir (ce qui peut se passer dans la seconde qui suit le dépassement  dans un virage) et à klaxonner en permanence pour prévenir que l’on est là !!
Et cela fonctionne parfaitement car les embouteillages sont relativement fluides, le principe étant d’avancer dans chaque espace possible, la route n’étant pas une limitation à l’espace (le trottoir en fait partie !).
Le trafic routier est composé de camions, voitures, touc-touc, motos, charrettes, vélos et piétons (sur les 4 voies également) mais aussi de vaches, chiens, singes…
La conduite se fait donc totalement d’une manière intuitive : Gérer au présent la situation : Avancer pour combler le premier espace se libérant et éviter le véhicule ou l’animal devant vous ou venant en face !
Quand Albert Einstein déclarait :
« Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don »
Il était loin de penser combien nos sociétés modernes allaient réglementer la totalité de nos actions au point de nous déresponsabiliser entièrement de nos actes et de notre créativité et donc de l’intuition.
Nous sommes des serviteurs asservis à la réglementation de l’état et de ses représentants, et la prise de risque liée à la décision intuitive a disparu du fonctionnement de notre cerveau.
Au-delà de la stratégie sportive de l’Inde en tir, tellement opposée à celle de la FF Tir, on peut se demander si le quotidien du tireur indien ne l’amène pas naturellement à utiliser et à développer son cerveau droit, siège de la créativité et de l’intuition ?
Il m’apparait donc important de replacer, dans notre conception du tir et dans son accompagnement, la notion d’intuition et de valoriser celle-ci car quand le tireur de bon niveau fait un 10 sans savoir comment, inévitablement il a agi par intuition !

Comme chaque mois, Mental-Objectif-Perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à la recherche de la performance.

Cette News Letter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenu mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions.
Je vous propose ce mois-ci de nous intéresser à ce 6ème sens que l’on nomme l’Intuition.
News Letter N° 52
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Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationel est serviteur fidele (Albert einstein)
Fevrier 2019
 
                                                                         L’INTUITION :
« Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don »
Mental-Objectif-Perf .
Quelles applications pour le Tireur ?
Conduire en Inde !
La vie devient plus simple
En étant ouvert et réceptif à l'intuition, elle peut ainsi trouver sa place. De la refouler ou de l’ignorer est une perte certaine ! Car, aujourd'hui, nous le savons - même si nous ignorons une bonne partie de son fonctionnement - elle est une alliée utile qui facilite grandement notre vie.
L'intuition, le sixième sens, n'est ni magique ou un don réservé à quelques élus privilégiés. Bien au contraire : c'est une faculté à la portée de chacun d'entre nous.
Lorsque l'intuition nous bouscule, nous harcèle, c'est pour nous faire bouger, nous faire comprendre quelque chose. Elle le fait jusqu'à ce que nous nous mettions en route pour régler le sujet qui semble tant nous tenir à cœur.
Selon IRIS (école de formation https://www.iris-ic.com/), certains la définissent comme une certitude, une conviction, une évidence, qui peut prendre la forme d’une sensation, d’un ressenti. D’autres la perçoivent comme une petite voix, une sorte de sagesse intérieure. Les créatifs parlent d’inspiration. Pour les scientifiques, c’est l’« Eurêka ! », la révélation, l’éclair de génie. Avoir du flair, faire appel à son instinct ou à son sixième sens, écouter son cœur… Si vous posez la question autour de vous, vous obtiendrez autant de définitions que de personnes interrogées.
Qu’est-ce que l’Intuition ?
Définition de l’Intuition
Abert Einstein le disait déjà…
L'intuition est la seule valeur qui amène une vraie richesse. C'est comme un don du ciel que nous ferions bien d'utiliser et en toute confiance. Elle nous permet de prendre des décisions rapides et justes, même si nous ignorons souvent leurs origines. Mais, en avons-nous besoin ?
L'intuition est un outil tellement puissant et valeureux dans notre vie. Pourtant, souvent, nous la repoussons car nous n'avons aucune explication logique à y opposer. Quelque chose qui nous rassure. Une preuve irréfutable, que personne ne peut de bonne foi mettre en cause.

Finalement, nous pourrions reconsidérer notre manière de fonctionner : à l'image du surfeur, qui choisit une vague pour être en osmose avec elle. Cette cohésion, parfaite, va nous permettre de poursuivre notre chemin plus librement et rempli de confiance.

Pour comprendre ce qui se cache derrière ce mot mystérieux, ouvrons le dictionnaire. Etymologiquement, l’intuition vient des mots latins in (en, dans) et tueri (regarder attentivement, contempler). Intueri signifie donc l’acte de regarder attentivement à l’intérieur de soi, voir de l’intérieur.
Dans le dictionnaire, l’intuition est définie comme une « connaissance soudaine, spontanée, indubitable », une « connaissance directe, immédiate de la vérité, sans recours au raisonnement, à l’expérience ». Elle désigne le pressentiment de ce qui est ou doit être, l’acte de percevoir ce qui nous est inconnu, sans pouvoir l’expliquer ou l’argumenter.
Que nous apprend cette définition ?
D’après sa définition, l’intuition est un mode de connaissance indépendant de la raison. Elle ne provient pas d’un processus rationnel ou logique et n’est donc pas issue d’une réflexion, d’une analyse ou d’une déduction. L’intuition procède de façon immédiate et représente une forme de compréhension directe et spontanée, qui ne s’appuie ni sur l’expérience, ni sur des indices sensoriels. Il s’agit d’accéder à une connaissance qui provient de l’intérieur de nous, et non de l’extérieur. Les racines latines du mot prennent alors tout leur sens.
Ceci sous-entend que nous avons, en chacun de nous, des connaissances que nous recherchons généralement dans le monde qui nous entoure. Et l’intuition serait alors une voie d’accès à cette source d’informations souvent insoupçonnée. Ce précepte amérindien le résume joliment : « La nature toute entière est contenue dans l’esprit d’un seul homme. Attiré par le reflet des apparences, il regarde du mauvais côté. Apprends à tourner tes yeux vers l’intérieur ».


En développant et en faisant confiance à notre intuition, nous pouvons transformer la façon dont nous menons notre vie personnelle et professionnelle. Elle nous permet de trouver des solutions simples à nos problèmes et d'accélérer nos prises de décisions...
Selon le magazine « Reine des temps modernes » (https://reinesdestempsmodernes.com/) appelée petite voix intérieure ou encore sixième sens, l’intuition fait partie de nous. Les enfants sont dotés d’une capacité intuitive surprenante qui leur permet d’agir sur le moment présent et de satisfaire leurs envies. D’ailleurs une fois adulte, nous avons tous entendus cette fameuse phrase : « retrouver son âme d’enfant ». Alors pourquoi s’en priver ?
L’intuition est une véritable boussole intérieure. Elle nous indique quel chemin ou décision prendre lorsque nous sommes face à une impasse. Elle permet d’adapter notre comportement face à quelqu’un et d’être suffisamment clairvoyant devant n’importe quelle situation. Cependant, nous sommes dans une société de consumérisme et matérialiste où les valeurs humaines sont refoulées et mises à l’écart. Nous ne prenons plus le temps d’apprécier ce qui nous entoure et ce que nous avons. Nous sommes de plus en plus distraits et cela nous empêche d’être en connexion avec son moi intérieur. De plus, la rationalisation de la pensée a pris le dessus sur nos émotions. Nous agissons plus en fonction des règles reçues par la société et de notre éducation (qui nous sont nécessaires aussi) mais qui ne sont pas forcément en adéquation avec nos valeurs et nos envies du moment.
Peut-on se fier àl’Intuition ?
La réponse est oui ! Par définition, une intuition est toujours juste. Elle est « indubitable » et atteint la vérité directement. Si votre intuition n’est pas juste, c’est que ce n’en est pas une. Il arrive généralement que nos émotions, nos jugements, nos interprétations entrent en jeu et se mêlent à nos perceptions intuitives. Ce que nous prenons alors pour des intuitions ne sont en fait que l’expression de nos peurs, de nos désirs, de nos a priori… Pour pouvoir se fier à notre intuition, nous devons donc la distinguer des perceptions provenant de nos émotions et de notre intellect.
La recherche scientifique, ainsi que le vécu que chacun peut avoir à un moment ou un autre, nous révèlent que l’intuition est une capacité que nous possédons tous, que nous pouvons en développer son usage par la pratique, et qu’elle nous permet d’accéder à une perception, à une connaissance plus directe. L’intuition ne serait-elle pas au fond une formidable voie d’exploration de nous-mêmes, et du monde ?

Développer son intuition
La bonne clef : Diminuer le raisonnement !
Lorsque nous prenons le temps de développer notre intuition, c’est-à-dire de prendre le temps de s’écouter, de se débarrasser de tous ces parasites qui nous empêchent d’être nous-même, la Vie met sur notre chemin ce qui est le mieux pour nous et participe à notre épanouissement. C’est compliqué d’écouter notre petite voix intérieure et de passer à l’action car nous ne sommes pas toujours au clair avec nous-même. Nous sommes habités par ces peurs et confrontés à ces fameuses règles établies par la société… Mais il existe des « méthodes » pour se recentrer et être au clair avec ses émotions comme la méditation, le yoga, la pratique d’une activité sportive… Il faut pouvoir aérer son cerveau et laisser de la place à notre pensée intuitive.
Développer son cerveau droit
Il semblerait que les personnes hypersensibles disposant d’un cerveau droit plus développé que la moyenne soient très intuitives. Ces personnes apprennent par l’émotion qu’elles ressentent. Et elles vont visualiser des images liées à leur ressentit pour aller stocker le tout dans leur mémoire.

Le cerveau droit fonctionne par association d’idées en arborescences et non de façon linéaire. C’est ce qui rend assez incompréhensible le lien de cause à effet entre deux informations. Mais l’intuition ainsi reçue par l’inconscient est bien fiable. Vous n’avez qu’à vérifier par votre expérience.


Selon Martin Gisler, l'intuition est plus précise que l'analyse, et plus rapide, c'est ce qui la rend si précieuse.

Dans un monde où l'agilité est omniprésente, le fait de savoir : qu'en se tablant sur l'intuition nous prenons des meilleures décisions que si nous l'ignorons, peut en surprendre plus d'un. Pourtant il en est bien ainsi... 

Les neurosciences le confirment : l’intuition est une forme d’intelligence présente en chacun de nous. Elle se cultive, se travaille et s’aiguise au quotidien. Y donner suite, c'est faire confiance à notre boussole intérieure et à nos ressentis qui ont très souvent raison.

C'est un peu à l'image d'une sensation au bout des doigts, un ressenti fin et en même temps très puissant. Peut-être vous le percevez comme une petite voix intérieure qui vous guide, une certitude puissante qui s’impose ou une autre réaction corporelle plus ou moins forte.
Comment rester concentré dans des situations de compétition stressantes ?
Il y a des tonnes de livres totalement consacrés à la concentration, alors ce que je vais écrire n’est que mon opinion sur le sujet.
Il y a beaucoup de variantes dans le tir, que ce soit une carabine, un pistolet ou un fusil. Dans le même temps, l'une des constantes est la concentration. La concentration est l’une des choses qui vous permet d’être de votre mieux et de vous maintenir dans la « zone » lorsque vous êtes extrêmement performant. C’est aussi une pièce du puzzle qui a souvent disparu lorsque les choses tournent mal.
Alors, comment vous concentrez-vous lorsque la pression est forte ? La recette exacte sera bien sûr légèrement différente pour différentes personnes. Deux choses importantes pour quiconque, cependant, sont la pratique et une grande imagination ! Si vous ne vous entraînez jamais à vous concentrer sur quoi que ce soit, ou particulièrement pendant votre entraînement, vous n’apprendrez jamais à le faire quand vous le souhaitez vraiment. Vous devez vous entraîner à toutes les situations qui pourraient se produire lors d’une compétition importante et à ce que vous ferez pour que vous puissiez continuer à être meilleur. Cela signifie imaginer et mettre en pratique ce que vous ferez dans le plus grand match de votre vie lorsque tout ira incroyablement bien.
Comment allez-vous réagir ? Comment allez-vous travailler avec cela pour que vous continuiez à réaliser de belles performances ?
Que ferez-vous si vous êtes dans le même match le plus important de votre vie et que quelque chose ne va pas ? Comment allez-vous garder votre équilibre, revenir sur la bonne voie et faire tout ce dont vous êtes capable pour atteindre votre objectif ? La réponse dépend de toi. Un bon tireur doit avoir une grande imagination et doit être capable de regarder au plus profond de lui-même pour savoir comment il peut réagir dans chaque situation différente. Si quelque chose ne va pas bien ou s'il y a de la nervosité, cela signifie que l'athlète doit s'y préparer à l'entraînement afin que, si la situation se produit lors d'une compétition, il n'y aura pas de perte de concentration. Il y a un plan et il a été répété afin qu'il se déroule sans effort.

Une certaine psychologie du Tir
J’ai eu envie de vous faire partager ces deux regards différents mais complémentaires sur notre sport.
50 ans séparent ces deux regards mais ils convergent parfaitement sur   ma conception du tir :
Mieux penser pour mieux tirer !
Le monde de l’entraînement et le monde de la compétition.
L’importance du lâcher, acte complexe non conditionnable.
La part importante du subconscient et donc du lâcher prise dans le résultat.
La capacité à rester lucide et concentré chez Emmons.
Savoir rester au moment présent.
Pourquoi je tire : L’importance du jeu et du bonheur qu’il procure dans l’acte de tir, même si le combat mental est le quotidien du compétiteur.
Ces principes nous confirment être sur la bonne voie, la bonne démarche, en n’oubliant jamais que la performance est celle d’un jour et que rien n’est jamais acquis :
Souvenons-nous que Matt Emmons, deux fois médaillé olympique a aussi perdu 2 médailles olympiques :
Aux Jeux Olympiques d'Athènes, en 2004, l'Américain est le favori de la finale du tir à la carabine sur 50 m trois positions. Pourtant, il se méprend et tire, par erreur, sur la cible de son voisin. Ce faux-pas lui coûte la médaille d'or, il termine huitième du concours.
En 2008 à Pékin, sur la dernière balle de la finale, il doit se contenter d'un 7, un tir largement à sa portée. Mais au moment de positionner son arme en direction de la cible, Matthew Emmons commet une erreur de débutant : son doigt glisse sur la queue de détente et le coup part ... dans la bordure de la cible. L'Américain termine au pied du podium, à la quatrième place.
Je tiens à ce que vous vous rappeliez bien cela : MIEUX VOUS PENSEREZ, MIEUX VOUS TIREREZ. Il y a peu d’exemples ou quelqu’un, qui n’était pas capable de penser et d’analyser ce qu’il faisait, ait remporté des succès, et ce dans quel que sport que ce soit. Ceci est particulièrement vrai pour le tir.
Je me propose de parler de la psychologie du tir, mais je ne suis pas sûr que nous utilisions le terme exact en parlant de psychologie à propos de tir. Cependant j’ai utilisé ce terme et continuerai probablement à l’utiliser encore puisque c’est un terme que nous comprenons et un moyen de référence auquel nous pouvons nous rapporter. Cependant il ne décrit pas vraiment ce que nous faisons.
Je crois que ce dont nous parlons en ce moment est une forme d’entraînement mental appliqué à la compétition. On pratique cet entraînement mental en s’exerçant en vue de la compétition. La psychologie est un terme trop général. Les tireurs viennent me voir à Fort Benning et attendent de moi que je trouve la solution à leurs problèmes. Il n’y a cependant ni pilule ni prescription que l’on puisse leur donner pour les aider à résoudre leurs problèmes.
  L’entraînement mental, tout comme l’entraînement technique est un exercice d’entraînement à long terme. Et pour cela il n’y a pas plus de recettes qu’il n’y en a pour l’entraînement technique.
Dans le but de devenir un tireur complet, vous devez d’abord vous entraîner techniquement. Une fois que vous avez trouvé la bonne position et que vous pouvez la retrouver facilement, vous entrez dans la phase ou vous allez pouvoir enfin commencer à apprendre à tirer. A partir de là, la somme et la qualité de vos recherches sur le tir seront directement proportionnelles aux succès que vous aurez.
Bien penser pour bien tirer
Comme chaque mois, Mental-Objectif-Perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à la recherche de la performance.

Cette News Letter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenu mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions.
Je vous propose ce mois-ci de partager les témoignages de Bill Pullum (Entraineur réputé de l’équipe américaine carabine dans les années 1960/1975) et de Matthew Emmons (Champion olympique 2004 et vice-champion olympique 2008 au 60 balles couché) sur leur psychologie du tir.
La psychologie du tir par Bill Pullum
News Letter N° 53
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De Bill PULLUM à MATT EMMONS
Mars 2019
 
De 1965 à 2015, regards sur la psychologie du Tir !
Mental-Objectif-Perf .
La compétition n’est pas le moment des mises au point
Vous mettez au point un système de tir pour la compétition en vous entraînant à la compétition.
Dans l’entraînement vous entraînez votre subconscient et vos muscles. Le subconscient fait le score pour vous. Dans une compétition, si vous devez penser à votre technique, à votre position, vous n’êtes pas un tireur mais un technicien. Vous feriez mieux de vous intéresser à ce qui vous entoure et laisser faire votre subconscient. Il fera le travail pour vous.

Entraînement et Compétition
Je ne veux pas minimiser l’importance de la technique, mais nous allons nous concentrer aujourd’hui sur l’aspect mental du tir. Je vais à présent commettre une légère hérésie. Je suis sûr qu’on a dit à beaucoup d’entre vous, tout au long de votre carrière de tireur, que vous deviez faire la même chose en compétition et à l’entraînement. Vrai ? Faux ? Vous ne le pouvez pas.
Ce n’est pas possible. Vous n’êtes pas obligé de l’accepter, mais laissez-moi vous expliquer pourquoi vous ne faites pas la même chose à l’entraînement et en compétition :
  A l’entraînement vous essayez de développer les muscles moteurs, la technique, la meilleur tenue et votre subconscient jusqu’à ce qu’il puisse tout faire à votre place. Lorsque vous arrivez en compétition vous ne faites plus tout ça de la même façon. En compétition, vous avez des courants d’adrénaline, chaque balle compte. C’est donc bien différent de l’entraînement où vous pouvez faire une ou plusieurs mauvaises balles qui vous apporteront de l’expérience sur divers points, y compris votre position.

Matt EMMONS : La concentration
Le tir : Un acte complexe
Si faire des 10 impliquait seulement la répétition d’un seul acte, le tir serait alors bien plus simple. Mais chaque balle tirée est différente. Il n’y a pas deux balles exactement semblables. C’est pour ça que chaque fois que vous actionnez votre détente vous faites un acte complexe. D’abord l’acte est pensé consciemment et inconsciemment. Dans le tir presque tout peut devenir un réflexe conditionné, donc appris. Ce qui ne peut jamais être complètement appris est le contrôle de la détente.
Le lâcher
Des choses simples peuvent devenir des réflexes conditionnés : la visée, le contrôle de la respiration, la position de la tête, … Tout cela peut être complètement contrôlé par un acte réflexe. Le contrôle de la détente n’est pas aussi simple. Il est très difficile d’entraîner les réflexes à tirer chaque fois dans le 10 par ce que c’est un problème de durée. La pression sur la détente n’est ni assez longue ni assez précise pour qu’on puisse la répéter chaque fois d’une façon parfaite.

Rester concentrer avec l’émotion
Je ne peux certainement pas recommander de solution miracle pour aider quiconque à mieux se concentrer. Cela n'existe pas vraiment.
Les choses qui aident toujours dans des situations stressantes, cependant, sont les suivantes :
- Respirer !! Arrêtez-vous et prenez quelques respirations lentes et profondes pour ralentir le cœur. Vous serez surpris de voir à quel point cela peut aider.
- Gardez vos pensées rationnelles et concentrées sur des choses que vous pouvez contrôler. Toute inquiétude au sujet de ce qu'il se passe ou de ce qui vous échappe est totalement inutile et ne fera que détourner votre concentration de ce que vous essayez de faire.
- Restez dans le moment présent ! Bon ou mauvais, le passé est fini ! Vous ne pouvez pas le changer. Si le passé était bon, profitez-en un instant et passez à autre chose maintenant. Si c'était mauvais, apprenez ce que vous pouvez et avancez. Le futur est ce que vous créez. Chaque moment futur est ce moment actuel. Profitez et profitez au maximum de ce moment actuel et les futurs moments viendront d’eux-mêmes. Faites de la photo actuelle la meilleure photo possible, profitez-en puis recommencez sur la suivante.
- Imaginez ce que vous voulez voir arriver. Imaginez une courte vidéo de « votre photo parfaite » et lisez-la encore et encore dans votre tête. Soyez bref, restez simple.

- Enfin, qu’il s’agisse du championnat de votre club ou des Jeux Olympiques, n’oubliez pas pourquoi vous tirez. Vous êtes dans ce moment particulier parce que vous aimez le jeu.

Au fond, nous jouons à n’importe quel jeu parce que cela nous réjouis !

N'oubliez jamais que, quel que soit l’importance du stress, la compétition se doit de rester un moment de bonheur.

Construire une belle visée et réaliser un bon tir est beaucoup de plaisir, peu importe où et quand vous le faites.

Bonne chance et bon tir !
Le subconscient
Grâce à l’entraînement on n’a pas besoin de penser consciemment pour faire bouger ses muscles pour tirer. L’index agit en réflexe conditionné par le subconscient. Vous savez que lorsque vous réfléchissez trop pour tirer une balle, c’est toujours une mauvaise balle. Lorsque vous dites : ça y est, c’est le moment, la balle est déjà partie. Vous vous êtes fait avoir parce que vous avez trop réfléchi ! Vous devez vous entraîner à laisser votre subconscient agir pour vous.
   Lorsque c’est nécessaire, le conscient doit être capable de prendre le pas sur le subconscient. Lorsque votre visée n’est pas assez bonne pour faire un 10, votre conscient doit arrêter votre réflexe conditionné à presser l’index sur la détente.
C’est cela le résultat de votre entraînement. Cela arrive si vous y croyez. 
Il y a deux règles pour entraîner le subconscient à développer les muscles : 1 : plus l’exercice est compliqué et plus le message envoyé au cerveau est complexe.
2 : plus ce message est complexe et plus il met de temps à le comprendre.