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Penser le Tir sportif autrement…..
Daniel GOBERVILLE  
News Letter
Daniel GOBERVILLE  5, rue du Colombier  60660 Cires les Mello  France  Téléphone : +33 6 08 17 06 74  informations@mental-objectif-perf.com
N° SIRET :791199326 00012   code NAF : 85005

Penser le Tir sportif autrement…..
Apprendre à  gérer ses émotions, sa motivation et ses objectifs…
..
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Penser le Tir autrement


Sur les mouvements rapides et sans possibilité de rétroaction, c'est le conscient qui déclenche mais c'est l'inconscient qui exécute le programme moteur.
Au tir c'est le subconscient  qui doit  coordonner finement  le départ et la visée afin d’exploiter toutes nos qualités d’adresse naturelle. Tant que cette action reste consciente, elle est ralentie et nécessite un support de pensée technique.

La vitesse de l'influx nerveux, à supposer qu'il n'y ait pas de synapses, est de l'ordre de 50m/s pour de membre inférieur et de 40 m/s pour le membre supérieur.
Le délai synaptique est de l'ordre de 0,5 ms.

Le temps de réaction est de l'ordre de 160 ms pour un stimulus auditif et 190 ms pour un stimulus visuel.

Au total le temps de réaction moyen entre un stimulus visuel et une réaction (appuyer sur un bouton) est de l'ordre de la 1/2 seconde.
On peut donc traduire qu’au total, le temps de réaction moyen entre la perception de l’image de la visée et le départ du coup en appuyant sur la détente (franchir la zone de décrochage) est de l'ordre de la 1/2 seconde.




Entre mental et technique…. « Le rôle de l'inconscient consiste à exécuter les ordres: il prend ses instructions en provenance du cerveau conscient, et suit ces instructions »
Mental-Objectif-Perf .
News Letter N° 18
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Entre Conscient et Inconscient
Janvier Février 2015
Comme chaque mois, Mental-Objectif -
perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à
la recherche de la performance.

Cette News Letter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenu mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin
de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions.

Comme prévu, je vais donc ce mois reprendre ce que  j’avais partagé avec vous dans ma NL de Novembre dernier sur l’analyse du livre de Daniel Kahneman "Thinking fast and slow"...réalisée par Jean-Emile MAZER, qui avait été à l'origine du site ISP (publications de l’INSEP sur la performance).
L’exemple du golf : Entre conscient et inconscient….
Les voies nerveuses rapides et courtes (nécessaires au swing, en tous cas dès la fin du backswing) (en tir, nécessaires au départ du coup coordonné avec la visée) sont les plus inconscientes et les moins accessibles à la conscience.
Penser qu’en compétition (c’est différent à l’entraînement) on va régler un problème moteur
(un problème de coordination) par ces consignes visant la conscience est rarement efficace.

Le conscient nous le connaissons bien. C'est lui qui nous dis: "fais ceci, fait cela, t'aurais pas du" etc.
..
Le rôle du conscient est d'évaluer la situation et de prendre les décisions: choix de club, direction dans laquelle je devrais envoyer la balle, force.
Le rôle du conscient est d'évaluer la situation et de prendre les décisions: L’arme, son réglage, la position de tir, le positionnement par rapport à la cible….
Le conscient, ce serait le coach qui n'aurait qu'une confiance limitée dans les capacités de l'inconscient (l'équipe qui réalise la motricité.).

Le rôle de l'inconscient consiste à:
- exécuter les ordres: il prend ses instructions en provenance du cerveau conscient, et suit ces instructions. En cas d'urgence il est programmé depuis des millions d'années pour agir rapidement de façon autonome (mais pas toujours pertinente).
Au golf c'est lui qui frappe la balle une fois que le conscient a décidé du coup à jouer.
Au tir c'est lui qui franchit la zone de décrochage que le conscient a décidé d’engager

Qu'est-ce que je confie au conscient, qu'est-ce que je confie à l'inconscient ?
L’Inconscient
Jouer dans la zone, cela consiste à adapter ses ambitions à ses ressources réelles et non à ses ressources imaginaires ou liées à la chance.
Appuyer dans sa zone , cela consiste à adapter ses ambitions à ses ressources réelles et non à ses ressources imaginaires ou liées à la chance Si je tire380 ou 570, je ne peux réduire ma zone d’expression au 10 car je n’en fais que 50% des coups….alors si je tire 370 ou 560, le 9,5 est ma zone et je tire un 10 une fois sur 3 !.

Donc :
- se fixer des objectifs qui tiennent la route: ni surévaluation ni sous-évaluation.
Pas de coup extraordinaire pour tenter de rattraper une mauvaise mise en jeu
(une mauvaise balle)
Je vous propose de continuer à étudier l’analogie entre tir et golf avec le support de ce texte afin de développer la question de la conscience et de l’inconscience dans le tir qui est un phénomène déterminant, à mon avis, dans la performance si on considère le tir comme un sport mental et non comme un sport où la technique est prépondérante dans la recherche de performance à haut niveau.
Les passages en fond gris sont mes commentaires insérés dans le texte initial.
Attention : l’inconscient dont il est question n’est pas celui de Freud.

L’inconscient dont il question est celui des programmes moteurs, des calculs inconscients d’anticipation coïncidence. Celui qui vous permet de rattraper une balle,
Celui qui vous permet de rattraper un mauvais centrage au départ du coup par un petit mouvement « artistique spontané » , celui qui vous permet de conduire 500 km en discutant avec une autre personne ou en pensant à autre chose.

L'inconscient ne comprend pas; il sent.

L'inconscient ne comprend pas la négation.
L'inconscient qui va exécuter le programme moteur est incapable de traiter une injonction du type: " il ne faut pas que je mette la balle dans le bunker".
il ne faut pas que je  fasse une visée longue, que je déclenche le lâcher, que je fasse un 8…

L'inconscient ne comprend pas les nuances et encore moins la confusion: " ce serait bien que j'attaque le drapeau mais le vent pousse à gauche et dans le même temps il faut absolument que je dépasse le bunker ".
Ce serait bien que j’appuie en pression continue et dans le même temps il faut absolument que je fasse une bonne balle.

L'inconscient comprend la phrase: « il faut que je mette la balle là ».

L'inconscient comprend la phrase: « il faut que je mette la balle au milieu »
L'inconscient ne comprend pas qu'on lui dise: "tu joues bien ; continue comme ça mais en prenant moins de risques"
. L'inconscient ne comprend pas qu'on lui dise: "tu tires bien ; continue comme ça mais assure le résultat"

L'inconscient aime que l'on soit clair et éventuellement con.
L'inconscient est monolithique. L'inconscient ne comprend pas les nuances.

L'inconscient aime agir dans le présent : il aime être ici et maintenant. Il n'aime pas les pensées du style. : "si je fais boguey alors je serai à un en dessous de mon handicap et je descendrai de 0,1 donc je passerai 18".
L'inconscient aime agir dans le présent : il aime être ici et maintenant. Il n'aime pas les pensées du style. : "si je fais encore un 10 alors je vais battre mon record ou je vais entrer en finale".
A chaque fois que nos pensées sont centrées sur autre chose que sur les moyens à mettre en œuvre
(le comportement) pour atteindre un objectif.
L'inconscient fait ce qu'on imagine, pas ce qu'on lui dit de faire. S’il y a conflit entre volonté et imaginaire, c'est généralement l'imaginaire qui l'emporte.

En cas de perception d'un danger, l'inconscient a tendance à revenir à ce qu'il fait de mieux : rapide et archaïque :

·Fuite (je retiens mon coup et je mets la balle dans le bunker),

·Fuite (je n’engage pas, je n’appuie pas et je mets la balle dans le 8),

Attaque ( je frappe la balle fort; kill THE ball instead of getting threw the ball).

Attaque (j’engage et j’appuie avec intensité jusqu’au bout en tenant la visée).
L'inconscient aime qu'on le laisse faire seul. Il n'aime pas les interférences conscientes (fais-le mais comme ça) ou inconscientes (une voiture qui passe, un partenaire dans le champ de vision).
Faire sans savoir comment plutôt que ne pas faire en voulant comment savoir faire….

Pour obtenir du contrôle, il faut oublier le contrôle qui est du domaine de l'inconscient : pression temporelle forte et possibilités de rétroaction faibles.
                      
Au conscient:

- le choix de l'endroit où doit pitcher la balle. Pour le put le choix de l'endroit où la balle devrait s'arrêter s’il n'y avait pas de pente.
- le choix du club
- la routine: grip, alignement, écartement de la balle, positionnement avant ou arrière (pied droit ou gauche) par rapport à la balle.
- pensée clef pour le swing d'essai
- respect swing d'essai: imagerie, balle imaginaire, cible, swing complet
- déclenchement du swing d'essai en pensant procédures (lent au début, tourner à fond, sortir à l'extérieur)
- décision de déclencher l'imagerie
- choix de l'image clef
- décision de déclencher le swing
Au conscient:
- le choix du réglage de l’arme, de la taille du guidon,  du filtre….
- la position de tir et son axe par rapport à la cible en fonction du stand-
- choix de la consigne comportementale,
- stratégie des coups d'essai
- respect des consignes mises en place aux essais
- choix de l'image clef si on utilise l’imagerie mentale,
- décision de  monter l’arme ou d’épauler
A l'inconscient:
la conduite du swing lui-même est donc sans contrôle du système 2.
Voici pour la motricité, voilà ce qui n’est pas dit dans le bouquin de Kahneman, mais les prolongements que j’en ai tiré peut-être abusivement.

A l'inconscient:

la coordination fine du départ du coup et de la visée, le franchissement de la zone de décrochage en liaison avec le désir de mettre au milieu  (le milieu étant celui du tireur en fonction de son niveau, c’est-à-dire peut-être le 9,5 ou le 9 !)

Voilà ce qui n’est pas dit dans le bouquin de Kahneman, mais les prolongements que j’en ai tiré peut-être abusivement pour le tir…….mais qui correspondent à ma conception de notre sport….. un sport mental et non technique, même si  la plupart des tireurs et des entraîneurs parlent de ce qu’ils connaissent et maîtrisent…la technique et le comment faire….pas le faire sans savoir comment !
Toutefois, avant le lancement du programme moteur, l'inconscient avertit en cas de danger : il envoie un message du style: « quelque chose ne va pas ».
Pour Fradin ce serait la cause du stress ou de trac. Et parfois, il prend la main, souvent de façon peu pertinente.
Par exemple, ce n'est pas en serrant son grip à mort que l'on contrôle le mieux la trajectoire de la balle.
Par exemple, ce n'est pas en serrant a crosse ou sa poignée à mort que l'on contrôle le mieux la trajectoire de la balle ou la stabilité de son arme.

Avant un coup, si l’inconscient envoie un signal : " pas OK", il faut l'écouter et tout reprendre : choix du coup, puis routine.

Vous ne pouvez pas vous engager dans la balle avec votre corps si, par peur de rater, vous êtes déjà en train de fuir dans l'autre sens.
Vous ne pouvez pas vous engager dans votre séquence mentale de tir avec votre corps si, par peur de rater, vous êtes déjà en train de fuir dans l'autre sens

L’ancrage consiste à associer les états mentaux et les routines
(consignes) qui ont précédé les bons coups.
Il n’existe donc aucune possibilité d'une quelconque correction consciente du geste entre la fin du backswing et le départ de la balle. Aucune possibilité de correction dans tous les gestes en boucle ouverte où l’intervention des aires de pensée lente serait trop lente pour avoir la moindre action correctrice
Il n’existe donc aucune possibilité d'une quelconque correction consciente du geste entre la fin du lâcher (décrochage) et le départ de la balle. Aucune possibilité de correction dans tous les gestes en boucle ouverte où l’intervention des aires de pensée lente serait trop lente pour avoir la moindre action correctrice.
La Mémoire….
Comprendre son fonctionnement pour mieux apprendre, mieux s’entraîner…et peut-être tirer différemment... ?
Mental-Objectif-Perf .
News Letter N° 19
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PENSER …MEMORISER … APPRENDRE …POUR  ÊTRE ET SAVOIR  FAIRE  ?
Mars 2015
Comme chaque mois, Mental-Objectif -
perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à
la recherche de la performance.


Cette News Letter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenu mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions.

J’ai retenu ce mois-ci une étude, un peu rébarbative peut être à lire, sur un sujet important dans la conduite de l’entraînement, dans sa restitution en match et pourquoi pas pour un comportement mental en compétition..
La Mémoire
Le système limbique
Après, et à partir de cette première phase seulement, s'effectue la mémorisation fonctionnelle (reconnaissance des visages, langage etc...). Le langage, avant la fin de la première année de vie n'est autre que l'enregistrement de l'appareil bucco-laryngé ainsi que des fonctions d'information auditive.
L'indélébilité du souvenir tient au fait que nous l'ayons maintes et maintes fois répété. Lorsque nous tentons d'apprendre par cœur un texte par exemple, nous nous repassons le message en boucle afin de le graver.
Comme nous l'avons vu, impossible de se souvenir sans comprendre.
Donc, pour retenir correctement une information que nous souhaitons utiliser par la suite, mieux vaut tenter de comprendre son sens (ce qui va créer d'autres réseaux neuronaux en relation avec nos connaissances déjà acquises, et par là-même facilité la restitution) plutôt que son intitulé.
Deux structures du système nerveux ont une importance non négligeable dans la phase de fixation.
Elle permet l'établissement des fonctions primaires (vue, ouïe, par exemple) et secondaires (langage, communication etc...). Leur mémorisation, processus d'intégration et de fixation de l'information, est progressive et s'effectue toujours dans le même ordre, à des époques données.
Tout d'abord, au premier jour de la vie, la mémorisation s'attache aux centres primaires (les 5 sens).
Prenons l'exemple d'un animal dont le cerveau est mature à la naissance (contrairement à celui de l'Homme). S'il est directement plongé, dès son premier jour de vie, dans l'obscurité pendant une certaine période, il sera aveugle et le restera. Cela s'explique par le fait que le centre visuel, n'ayant jamais mémorisé aucune image, n'a pas pu apprendre à voir.
La mémoire à long terme est divisée en mémoires déclarative (que l'on peut exprimer par le langage) et implicite (liée aux capacités motrices et émotionnelles).
Autrement nommée grande mémoire, elle est constituée à la fois de faits anciens consolidés et de faits récents fragiles, dont le renforcement ne peut s'effectuer que par la répétition.
Le cognitivisme classique a proposé une définition du processus en trois étapes. L'encodage, qui consiste à enrichir le sens de l'information (par association d'idées par exemple) et qui a pour but de faciliter sa restitution. Le stockage correspond, lui, à la consolidation du message, c'est la gravure plus ou moins profonde du circuit neuronal dans le cortex. La restitution des représentations mentales, la plus utile pour nous, dépend entièrement de l'encodage, sinon le souvenir est perdu. Sa capacité est illimitée. La psychologie cognitive en a proposé un modèle structural fondé, entre autres, sur la différence opposant les mémoires explicite et implicite.

Elle est responsable de la mémorisation des toutes les formes verbales que nous pouvons restituer par le langage. Elle se compose de la mémoire épisodique (autobiographique, faits et évènements de notre vie personnelle) et de la mémoire sémantique (perception et compréhension du langage, son acquisition est didactique et son existence a d'abord été suggérée par les recherches menées en Intelligence Artificielle).
Il s'agit d'un groupe de structures du cerveau représentant, en quelques sortes, le centre de l'affectivité. Il est l'origine de nos émotions comme par exemple la peur.
La charge émotionnelle qui accompagne une information va nous permettre de la fixer plus facilement et pour plus longtemps.
Cela se confirme dans la mémoire épisodique. La mort d'un proche, une naissance, etc., vont nous marquer pour longtemps.
Une seule lésion du système limbique peut nous empêcher de mémoriser tout fait nouveau sans pour autant perdre des souvenirs plus anciens (il s'agit de l'amnésie antérétrograde.

Les informations que nous n'allons pas garder plus d'une minute se concentrent dans ce lobe préfrontal (voir schéma) et ne vont pas dépasser cette première étape. Le circuit neuronal ne va pas se graver car aucune attention n'est portée au message.
Sans répétition voulue, le circuit neuronal sera éphémère et non transmis au processus de mémoire à long terme.
C'est le développement de cette mémoire précaire qui a permis la croissance du lobe préfrontal, responsable de notre grand front haut, différent du front fuyant des primates.
Le module des visages (reconnaissance visuelle) est le tout premier module acquis. Photo © DR
Socle indispensable
Sans ces deux premières étapes, il nous serait impossible de disposer de nos cinq sens et donc de pouvoir enregistrer par la suite les mots, les connaissances et les souvenirs.
Cette aptitude à entendre, parler, sentir, voir, toucher, goûter nous semble toujours très naturelle voire instinctive, mais elle est bien le fait, déjà, d'un apprentissage et de la mémoire.
Suivant cette base, elle va pouvoir se présenter à nous sous des formes très diverses et spécialisées, nous construisant sans cesse, nous et notre identité, nos émotions, nos activités...Réalité anatomique, quand elle est lésée, la vie en est tout autre, mais lorsqu'une fonction est organisée dans le cortex, il est possible de l'enrichir à l'infini.
Mémoire sensorielle et à court terme
La psychologie cognitive a établi un modèle modal de la mémoire, basé sur la distinction : mémoires sensorielle, à court terme et à long terme. En effet, toutes trois fonctionnent différemment et pour conserver très longtemps une information, il est nécessaire de passer par les deux premiers états.
Souvenirs des sens

La mémoire sensorielle conserve les informations (stimulus) fournies par nos sens, elle ne nécessite aucune attention particulière.
Si le message est visuel ou auditif, on parle alors de mémoire de représentation perceptive. Nous y trouvons deux sous-systèmes, à savoir la mémoire iconique (de la perception visuelle) et la mémoire échoïque de la perception sonore.
Ici, le souvenir est précaire car sa mémorisation se confond avec l'analyse qu'en fait le cortex (comme il le fait constamment pour toutes nouvelles informations), et il n'est perçu que par le réseau neuronal de la fonction qui l'a capté sans aucune attention particulière.
Dans ce réseau, la perception demeure éphémère. Mais cette première étape est un passage obligé pour retenir une information à court terme.

Mémoire à long terme ou Grande mémoire
Mémoire explicite ou déclarative
Elle est formée du conditionnement émotionnel et de la mémoire procédurale. Cette dernière encourage l'acquisition des compétences motrices, comme apprendre à marcher, faire du vélo, jouer d'un instrument de musique. Dans ce cas, le circuit va se graver autour de la fonction motrice sollicitée.
Cette séparation, implicite - explicite, est soutenue tant par la théorie structuraliste, qui y voit une explication de nature physique (appels à des modules et structures cérébrales différentes), que fonctionnelle pour qui le support de la mémoire est un tout qui est néanmoins capable de répondre à des informations de natures différentes.
Ces théories ne sont pas pures spéculations et découlent directement d'observations individuelles. De plus elles se basent sur les résultats apportés par les neurosciences
La mémoire n'est donc pas une fonction répondant à un centre cérébral spécifique, mais bien la capacité de tout le cortex à retenir constamment, pour une durée variable, les informations qu'il perçoit, puis les conserver (par un circuit neuronal inscrit dans le domaine du cortex de la fonction perceptive).
Ainsi, divers territoires corticaux peuvent être sollicités au même moment.
Il est, dès lors, tout à fait possible d'imaginer que, en même temps que se gravent ces circuits, se crée un réseau de communication entre eux. De cette façon, un seul message mettrait en activité différents circuits (comme pendant l'étape de la restitution).
C'est donc en ce sens que la grande mémoire est infinie, et cette capacité dépend à la fois, de l'intensité de la gravure dans le cortex (qui se fait par la répétition), et de la communication établie entre les circuits qui facilite la restitution.
S'il n'existe pas un pôle cérébral unique de la mémoire, il est néanmoins possible d'identifier deux zones d'activités
Mémoire implicite ou non déclarative
Lobe préfontal et mémoire temporaire
Graver les souvenirs
Le système limbique (limbic system) dans l'hémisphère gauche du cerveau. Source © DR
L’attention
Pour bien retenir il faut être attentif et concentré (l'attention permettant d'enregistrer à long terme).
La réticulée du tronc cérébral (voir schéma) permet l'éveil du système nerveux. Elle va déclencher l'attention puis la diriger (par le système thalamique diffus qui entretient, notamment des connections avec les noyaux gris centraux) sur telle ou telle zone cérébrale. Comme par exemple, vers le lobe gauche pour la mémoire déclarative.
Le processus de mémorisation est donc complexe et composé d'une multitude de sous-systèmes en interaction.

Et le tir ….. ?
Certains d’entre vous trouveront peut-être toute  cette  analyse un peu trop scientifique et éloignée des problèmes quotidiens du tireur.
Ce n’est effectivement pas en ayant compris comment fonctionne notre mémoire que votre lâcher ou le contrôle de vos émotions va progresser.
Mais pour progresser techniquement et mentalement, je ne pense pas qu’il suffise de tirer beaucoup … la qualité de l’entraînement, son organisation, sa philosophie sont déterminantes.
Or le but de l’entraînement étant d’apprendre et de développer des compétences que l’on va retenir et mémoriser pour pouvoir les utiliser en compétition, il me semble indispensable de bien comprendre le fonctionnement de la mémoire pour développer un système d’entraînement productif et de qualité.
C’est donc ce thème que je développerai le mois prochain en vous laissant le temps d’avoir digéré le cours ci-dessus en espérant que vous aurez….tout mémorisé !
Mémoire temporaire
Elle en fait le fruit de l'attention portée à la première. De cette façon, le message s'inscrit dans le cortex sous la forme d'un circuit neuronal. Elle vit moins d'une minute et nous permet de retenir, environ, de 5 à 9 éléments. Ce circuit est caduc, mais grâce au phénomène de répétition il peut se graver de plus en plus profondément, on parlera alors de mémoire à long terme. Egalement appelée mémoire de travail, elle apparaît souvent comme une simple transition, mais en réalité, il semble qu'elle soit davantage liée à un processus de raisonnement
L’Hippocampe
Concernant la mémorisation à long terme, il semble que l'hippocampe (situé au niveau du repli interne du lobe temporal) joue un rôle essentiel.
En effet, il ferait office de filtre. Les faits d'abord retenus dans le lobe préfrontal vont ensuite passer par l'hippocampe qui va les redistribuer dans les territoires corticaux dépendants de la fonction perceptive. C'est ce voyage de l'information, rendu sous la forme d'un circuit neuronal, qui, répété de nombreuses fois, va permettre de la retenir pendant longtemps.
Il apparaît clairement que le phénomène de redite est l'élément clé de la mémoire à long terme, et si l'hippocampe est un organe incontournable dans le processus il n'en est pas l'unique responsable.


Ce premier chapitre est intéressant car il rappelle que dans la nature c’est la fonction qui crée l’organe… un organe non utilisé s’atrophie avant de disparaître..
La mémoire et son processus sont donc  importants pour le sportif et notamment chez le tireur en matière d’apprentissage tant du geste et de la position que de la séquence mentale car s’il n’est pas question de créer un organe pour tirer, il est bien question pour nous de créer un circuit neuronal répondant à notre besoin de coordination fine et performante.
La mémoire et notre cerveau en sont les supports.
La Mémoire….Suite…..
Comprendre son fonctionnement pour mieux apprendre, mieux s’entraîner…et peut-être tirer différemment... ?
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News Letter N° 20
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A QUOI  PENSENT ILS …?
Avril - Mai 2015
Comme chaque mois, Mental-Objectif -
perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à
la recherche de la performance.


Cette News Letter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenu mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions.

Comme prévu ce mois-ci, je vous propose de commenter le texte du mois dernier sur la mémoire et d’en extraire les données intéressantes pour le tireur.
La Mémoire
Elle permet l'établissement des fonctions primaires (vue, ouïe, par exemple) et secondaires (langage, communication etc...). Leur mémorisation, processus d'intégration et de fixation de l'information, est progressive et s'effectue toujours dans le même ordre, à des époques données.
Tout d'abord, au premier jour de la vie, la mémorisation s'attache aux centres primaires (les 5 sens).
Prenons l'exemple d'un animal dont le cerveau est mature à la naissance (contrairement à celui de l'Homme). S'il est directement plongé, dès son premier jour de vie, dans l'obscurité pendant une certaine période, il sera aveugle et le restera. Cela s'explique par le fait que le centre visuel, n'ayant jamais mémorisé aucune image, n'a pas pu apprendre à voir.
Elle est responsable de la mémorisation des toutes les formes verbales que nous pouvons restituer par le langage.
Deux structures du système nerveux ont une importance non négligeable dans la phase de fixation.
Il s'agit d'un groupe de structures du cerveau représentant, en quelques sortes, le centre de l'affectivité. Il est l'origine de nos émotions comme par exemple la peur. La charge émotionnelle qui accompagne une information va nous permettre de la fixer plus facilement et pour plus longtemps.
Cela se confirme dans la mémoire épisodique. La mort d'un proche, une naissance, etc., vont nous marquer pour longtemps.

La mémoire sensorielle conserve les informations (stimulus) fournies par nos sens, elle ne nécessite aucune attention particulière.
Ici, le souvenir est précaire car sa mémorisation se confond avec l'analyse qu'en fait le cortex (comme il le fait constamment pour toutes nouvelles informations), et il n'est perçu que par le réseau neuronal de la fonction qui l'a capté sans aucune attention particulière.
Dans ce réseau, la perception demeure éphémère. Mais cette première étape est un passage obligé pour retenir une information à court terme.
Mémoire temporaire
Elle est le fruit de l'attention portée à la première. De cette façon, le message s'inscrit dans le cortex sous la forme d'un circuit neuronal. Elle vit moins d'une minute et nous permet de retenir, environ, de 5 à 9 éléments. Ce circuit est caduc, mais grâce au phénomène de répétition il peut se graver de plus en plus profondément, on parlera alors de mémoire à long terme. Egalement appelée mémoire de travail, elle apparaît souvent comme une simple transition, mais en réalité, il semble qu'elle soit davantage liée à un processus de raisonnement
Mémoire explicite ou déclarative
Le système limbique
Ainsi, divers territoires corticaux peuvent être sollicités au même moment.
Il est, dès lors, tout à fait possible d'imaginer que, en même temps que se gravent ces circuits, se crée un réseau de communication entre eux. De cette façon, un seul message mettrait en activité différents circuits (comme pendant l'étape de la restitution).
C'est donc en ce sens que la grande mémoire est infinie, et cette capacité dépend à la fois, de l'intensité de la gravure dans le cortex (qui se fait par la répétition), et de la communication établie entre les circuits qui facilite la restitution.
Lobe préfontal et mémoire temporaire
La notion de circuits neuronaux est importante si on considère que le tir est un sport mental avant d’être un sport technique. L’acquisition de la technique ne suffit pas à performer, elle permet d’élever son niveau mais au bout de quel que temps, le tireur est confronté à des difficultés d’utilisation de sa technique. L’émotion, l’enjeu, le regard des autres, l’importance accordée au résultat vont venir perturber sa capacité à faire ce qu’il sait faire et à utiliser ses compétences techniques. A mon sens, là intervient la pensée et les circuits neuronaux qui communiquent entre eux  si on considère que le tireur  est un être pensant et non un être conditionné.
La création de circuits neuronaux de pensée mettant le tireur dans un état de subconscience  par rapport au contrôle de l’acte de tir qu’il a tendance à vouloir faire pour se rassurer est un chemin que je poursuis dans l’accompagnement des tireurs.
L’attention
Une seule lésion du système limbique peut nous empêcher de mémoriser tout fait nouveau sans pour autant perdre des souvenirs plus anciens (il s'agit de l'amnésie antérétrograde).
C’est donc bien à l’entraînement que l’on doit être concentré et attentif pour apprendre sinon on n’apprend rien. La compétition n’est pas le lieu de l’attention et de la concentration sur ce que l’on fait car il n’est plus temps d’apprendre comme il est inutile de vouloir utiliser des compétences non apprises. Cela conduit à la conception que j’ai du tir : L’entraînement est le monde du contrôle, de la qualité, de l’apprentissage et du fonctionnement en mode conscient.
La compétition est le monde de la réalisation, de l’utilisation des compétences  acquises, de la créativité et du fonctionnement en mode subconscient au travers d’un état de lâcher prise et de non contrôle.

Mémoire implicite ou non déclarative
Le stockage correspond, lui, à la consolidation du message, c'est la gravure plus ou moins profonde du circuit neuronal dans le cortex. La restitution des représentations mentales, la plus utile pour nous, dépend entièrement de l'encodage, sinon le souvenir est perdu. Sa capacité est illimitée. La psychologie cognitive en a proposé un modèle structural fondé, entre autres, sur la différence opposant les mémoires explicite et implicite.
L’Hippocampe
Concernant la mémorisation à long terme, il semble que l'hippocampe (situé au niveau du repli interne du lobe temporal) joue un rôle essentiel.
En effet, il ferait office de filtre. Les faits d'abord retenus dans le lobe préfrontal vont ensuite passer par l'hippocampe qui va les redistribuer dans les territoires corticaux dépendants de la fonction perceptive. C'est ce voyage de l'information, rendu sous la forme d'un circuit neuronal, qui, répété de nombreuses fois, va permettre de la retenir pendant longtemps.
Il apparaît clairement que le phénomène de redite est l'élément clé de la mémoire à long terme, et si l'hippocampe est un organe incontournable dans le processus il n'en est pas l'unique responsable.
Mémoire sensorielle
Elle va donc jouer un rôle  de transmetteur dans la mémorisation de nos sensations physiques (position, tension, tenue de la crosse…) et nous permettra de savoir nous placer et de déterminer un mauvais placement.
Ce processus montre qu’il est important pour le tireur, à l’entraînement, de  travailler en segmentant, c’est-à-dire de porter sa conscience sur un élément bien précis qu’il a décidé de travailler et donc de répéter. Si l’entraînement consiste à tirer simplement des plombs ou des balles, il n’y aura pas de processus de mémorisation fin et donc pas d’apprentissage très pointu de chaque composante du tir. En revanche, la répétition d’un point isolé va permettre un bon apprentissage qualitatif.
Mémoire à long terme ou Grande mémoire
La mémoire à long terme est divisée en mémoires déclarative (que l'on peut exprimer par le langage) et implicite (liée aux capacités motrices et émotionnelles).
Autrement nommée grande mémoire, elle est constituée à la fois de faits anciens consolidés et de faits récents fragiles, dont le renforcement ne peut s'effectuer que par la répétition.
Le cognitivisme classique a proposé une définition du processus en trois étapes. L'encodage, qui consiste à enrichir le sens de l'information (par association d'idées par exemple) et qui a pour but de faciliter sa restitution.
Le travail par l’imagerie trouve ici une justification, même si tout le monde ne réagit pas de la même façon à ce processus. Cela mérite donc de l’essayer
afin de voir si on peut déclencher un processus de tir subconscient, une sensation au travers d’une représentation virtuelle.
Elle ne me semble donc jouer aucun rôle intéressant pour nous dans le tir.
Elle est formée du conditionnement émotionnel et de la mémoire procédurale. Cette dernière encourage l'acquisition des compétences motrices, comme apprendre à marcher, faire du vélo, jouer d'un instrument de musique. Dans ce cas, le circuit va se graver autour de la fonction motrice sollicitée.
La mémoire n'est donc pas une fonction répondant à un centre cérébral spécifique, mais bien la capacité de tout le cortex à retenir constamment, pour une durée variable, les informations qu'il perçoit, puis les conserver (par un circuit neuronal inscrit dans le domaine du cortex de la fonction perceptive).
Cette notion de circuit neuronal qui se construit pour une durée variable autour de la fonction montre et explique pourquoi rien n’est jamais acquis dans notre processus mental de l’acte de tir, et notamment de la coordination. Ce que je sais faire aujourd’hui, je ne saurai peut-être pas le faire demain …. Ou inversement. Contrairement au vélo qui ne s’oublie pas, la coordination qualitative reste toujours précaire en matière de savoir reproduire.
Peut-être parce qu’elle n’est  de fait associée à aucune fonction motrice véritable car notre objectif est de nous exprimer dans l’immobilité et le tir est un acte avant tout mental.
S'il n'existe pas un pôle cérébral unique de la mémoire, il est néanmoins possible d'identifier deux zones d'activités
Les informations que nous n'allons pas garder plus d'une minute se concentrent dans le lobe préfrontal  et ne vont pas dépasser cette première étape. Le circuit neuronal ne va pas se graver car aucune attention n'est portée au message.
Sans répétition voulue, le circuit neuronal sera éphémère et non transmis au processus de mémoire à long terme.
Une nouvelle fois, la notion de répétition consciente apparaît comme un élément déterminant  de l’apprentissage et ceci à différents niveaux du fonctionnement de notre cerveau au travers de la mémoire.
Cette notion de répétition renforce ainsi la nécessité d’un entraînement construit, programmé, réfléchi afin de créer les bons circuits neuronaux qui apporteront les bonnes réponses aux problèmes rencontrés dans l’acte de tir.
C'est le développement de cette mémoire précaire qui a permis la croissance du lobe préfrontal, responsable de notre grand front haut, différent du front fuyant des primates.
Ce fonctionnement est important car il nous conduit à nous interroger sur la manière de s’entraîner, sur le contenu de nos entraînements. La répétition, la conscience, la compréhension de ce que l’on fait sont indispensables à la création de circuits neuronaux et à leur gravure dans notre cerveau sinon l’entraînement est peu performant car en d’autres termes je n’apprends rien car je ne retiens rien ! L’entraînement n’est donc pas un simple acte de répétition et encore moins l’occasion de faire des matches pour savoir ce que l’on vaut, ce que l’on est capable de faire ou encore pire…de prédire ce que l’on va faire au vrai match !
C’est un point important de la confiance  en soi, une mauvaise expérience liée à une forte charge émotionnelle va nécessiter un combat mental pour ne pas être affecté dans notre processus de tir. Il faut pouvoir, savoir passer au-delà de cette mémoire et la remplacer par une expérience positive ou du moins dans un premier temps savoir se contrôler ,  relativiser, être lucide pour retrouver  le chemin de la performance.
Pour bien retenir il faut être attentif et concentré (l'attention permettant d'enregistrer à long terme).
Le processus de mémorisation est donc complexe et composé d'une multitude de sous-systèmes en interaction.
Graver les souvenirs
L'indélébilité du souvenir tient au fait que nous l'ayons maintes et maintes fois répété. Lorsque nous tentons d'apprendre par cœur un texte par exemple, nous nous repassons le message en boucle afin de le graver.
Comme nous l'avons vu, impossible de se souvenir sans comprendre.
Donc, pour retenir correctement une information que nous souhaitons utiliser par la suite, mieux vaut tenter de comprendre son sens (ce qui va créer d'autres réseaux neuronaux en relation avec nos connaissances déjà acquises, et par là-même facilité la restitution) plutôt que son intitulé.

Le MOP …. Le Tir…. L’Horizon …
Vivre le tir avec le MOP (Mental Objectif Perf) comme un long chemin de la connaissance de soi vers un horizon que l’on n’atteint jamais….
Mental-Objectif-Perf .
News Letter N° 21
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Le MOP, un collectif de travail et UNE PENSEE DU TIR
Juin Juillet 2015
Comme chaque mois, Mental-Objectif -
perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à
la recherche de la performance.


Cette News Letter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenu mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions.

Contrairement à l’habitude car celle-ci ne doit pas s’installer au risque de devenir un quotidien sans saveur, je ne partirai pas d’un texte mais je vous propose ce mois-ci une réflexion personnelle sur le MOP et ce qui nous anime.
Le MOP
J’ai créé en 2013 une structure qui avait pour but d’identifier un collectif de tireur souhaitant progresser dans le tir sportif au travers d’une certaine conception du tir en particulier et de la vie en général.
Aucune ambition personnelle ni particulière dans ce projet, sauf celle de partager et de promouvoir au travers de l’accompagnement de tireurs une manière de penser le tir, l’entraînement, la compétition et d’associer cela à un comportement dans la vie car je reste persuadé que l’on doit être vrai dans le tir, c’est-à-dire que dans les moments d’émotion intense on ne peut pas jouer un rôle, il faut être soi pour s’affronter car le tir est avant tout un combat contre soi avant d’être un combat contre les autres..
Contrairement à ce que l’on rencontre souvent dans les clubs où le tir est « enseigné » par une tradition orale issue de l’expérience de chaque bénévole qui a trouvé sa recette personnelle pour tirer à son niveau et qui la généralise, j’ai voulu proposer un accompagnement (et non un enseignement) aux tireurs, partant du principe qu’il y a deux mondes dans le tir.
Pour beaucoup, l’entraînement consiste à faire des matches, ou dans le meilleur des cas à vouloir tirer comme en match…. Donc considérer que le tir est un monde unique :
A l’entraînement je fais comme en match et en match j’essaie de faire comme à l’entraînement…… sauf que le facteur « Emotion » n’existe jamais à l’entraînement et qu’il existe toujours en compétition… rendant impossible la réalisation du postulat de départ : Tirer en match comme à l’entraînement !
L’entraînement doit être un monde dans lequel je travaille des compétences avec une très haute qualité afin de les développer (la technique, les sensations, la coordination, le combat mental….).
En compétition, je change de monde et je vais utiliser ces compétences sans rechercher une qualité aussi importante car l’émotion ne me permettra jamais d’avoir des images et des sensations aussi belles et fines que dans le monde de l’entraînement.
Le Tir… un sport mental
Contrairement aux sports physiques ou les compétences musculaires sont déterminantes et où la préparation mentale est un facteur additionnel de performance, le tir sportif est d’abord un sport mental dans lequel la préparation physique n’est qu’un facteur additionnel de performance.

Partant de cette considération, la manière de penser le tir, de comprendre et d’orienter pourquoi on tire et ce que l’on en attend va influencer directement et dans des proportions importantes le résultat.

Je distingue donc bien :

- l’envie qui est source de motivation (se qualifier ou être sélectionné pour une compétition, aller en finale, faire un podium, gagner, faire un certain score…),
- de l’objectif  à court terme du match qui sera un comportement,
- de l’objectif à long terme quant à la pratique du tir qui est de parcourir un chemin vers la connaissance de soi.


Le MOP, structure d’entraînement et mode de pensée
Le MOP demain
Le MOP aujourd’hui :
Les Championnats de France

Le MOP n’est donc pas un club ni une équipe à la recherche de résultats le valorisant ou justifiant son existence.
C’est un collectif  de tireurs souhaitant développer leurs compétences  dans le tir en y associant un développement personnel.
Au-delà de mes attentes, ces tireurs ont souhaité s’identifier au travers d’une tenue sportive, il n’en reste pas moins qu’ils tirent pour leur club et avant tout pour acquérir cette dimension personnelle que j’ai développé précédemment.
Une Conception du tir en deux Mondes
Un chemin personnel à parcourir
J’estime que vouloir tirer uniquement pour exister au regard des autres (score, classement, médaille…) est limitatif dans la performance.

Le plaisir ne doit pas être recherché à cet endroit mais bien dans un développement personnel, une personnalité à se construire, un mode de vie et de pensée à adopter et par là même prendre du plaisir à parcourir un chemin qui mène à l’horizon, qui comme chacun le sait recule au fur et à mesure que l’on avance et que l’on n’atteint donc jamais….la connaissance de soi et la maîtrise de ses émotions est un long chemin qui n’a pas de fin alors que l’objectif d’être champion de France ,du monde ou olympique induit un terme de parcours, une responsabilité de vie et une importance ingérable si on n’a pas appris et développé des compétences pour savoir relativiser, c’est-à-dire ne pas réduire sa pratique du tir au résultat de l’événement mais l’élargir au vécu du chemin parcouru.
Les championnats de France de tir à 25 et 50 mètres viennent de se dérouler à Moulins et les 12 tireurs du MOP présents m’ont apporté de grandes satisfactions :

Céline Goberville : 2 titres de championne de France et 4 médailles par équipe,

Sandrine Goberville : 1 médaille d’argent, 2 en bronze et 4 médailles par équipe,

Lionel Geisen: Vice-champion de France

Nizam Khan : Vice-champion de France

Marie Roy: 7ème

Sebastien Blanchouin: 9ème

Nolwenn Paimblanc : 13ème en junior

Aurore  Filossi: 8ème et 2 Médailles d’or par équipe

Evelyne Schammel : Médaille d’or par équipe

François  Maggi: 13ème en cadet

Kevin Chapon: 22ème

Laurent Spychiger : 51ème (1ère participation)


Une nouvelle saison avec des stages chaque mois  à Creil et des projets de déplacements sur des matches internationaux (France, Hongrie, Luxembourg, Allemagne…) qui ont pour vocation à prendre de l’expérience.

Mais cette nouvelle saison c’est surtout  un chemin à parcourir jusqu’à l’horizon personnel de chacun !

Nul ne connaît son terme, nul ne sait où mène le chemin, l’important est le chemin que chacun parcours, pas là où il mène, même si c’est vers une meilleure connaissance de soi…..un horizon qui recule au fur et à mesure que l’on avance.
A l’exigence de qualité et de contrôle de l’entraînement, je vais substituer une attitude de lâcher prise, de non contrôle conscient de ce que je fais, un comportement de joueur qui prend le risque de faire sans savoir comment (subconscient) plutôt que de s’attacher à vouloir savoir comment faire (conscient)…et à ne pas faire car le contrôle de la conscience face à l’émotion va conduire à ne pas agir, ne pas oser appuyer sur la détente, à reposer en attendant une belle image que l’on va détruire par un mauvais lâcher, une mauvaise tenue, une mauvaise coordination….
Céline
Sandrine
Lionel
Nizam
Laurent
Evelyne
Aurore
Sébastien
Nolwenn
Marie
Kevin
François

Mental-Objectif-Perf .
News Letter N° 22
Donner un sens à sa vie…..
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Dans  QUEL ETAT J’ERRE ?  et non dans quelle etagere !
Aout Sptembre Octobre 2015
Comme chaque mois, Mental-Objectif -
perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à
la recherche de la performance.


Cette News Letter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenu mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions.

J’ai donc choisi un article paru avant les JO de 2012 mais qui reste d’actualité pour tout sportif, de haut niveau ou pas.
Choisir son chemin de vie
Certains champions au talent hors norme se retrouvent parfois entraînés, happés par un système qui les dépasse. Avant qu’ils ne prennent réellement conscience de ce qui est en train de se passer pour eux, il est déjà trop tard.
Leur histoire est écrite, leur identité définie, leur liberté entachée. Tout se passe comme si leurs compétences imposaient le chemin à suivre.

A un âge où l’individu a déjà du mal à se rencontrer, ces femmes et ces hommes deviennent des sportifs au destin tracé, rythmé par les entraînements, un mode de vie, un planning sur lesquels ils n’ont qu’un faible pouvoir de décision. Ils rentrent dans la peau de cette part d’eux-mêmes qui va écraser toutes les autres. Ils seront les meilleurs.
Cependant seront-ils épanouis ?
Tout athlète a besoin de mettre à jour son idéal de fonctionnement pour optimiser l’utilisation de ses compétences.
Certains réalisent cette « mise à jour » au fil de leur carrière. Souvenez-vous de Jérôme Fernandez qui a su identifier sa gentillesse comme une facette nécessaire pour exprimer ses forces. Ou encore de Jérémy Stravius qui se présente sur le plot en se disant qu’il peut battre ses adversaires mais sans avoir besoin de violence en lui, sans « être un tueur ».
Ces deux champions sont de bons exemples en matière de quête à mener.

La rencontre entre l’homme (la femme) et l’athlète est incontournable pour vivre une pratique harmonieuse et mettre à jour la démarche efficace à l’expression de leur talent. Pas question ici de réciter une partition bien apprise à l’avance mais plutôt de se l’approprier.

Le sport de haut niveau est rempli d’histoires d’athlètes qui ne font jamais ce genre de « découvertes », si peu conscients de leur existence, si peu encouragés à les faire. Ils restent des « élèves » et retracent des plans et des projets édictés par d’autres, saison après saison.


Le sport n’est qu’un jeu … on n’y joue pas sa vie
La nageuse qui, en novembre dernier, nous racontait s’être rendue compte que tout ça « n’était qu’un jeu » et que « sa vie n’était pas mise à prix » (voir L’Equipe, Dimanche 13 Novembre 2011, p.14) semble avoir encore avancé. Désormais, elle réserve à sa pratique la place qui est la sienne (« Etre maman m’a assagie. Cela me fait réfléchir et mûrir plus vite. Il n’y a pas que la natation dans ma vie » ; op.cit.) et à première vue, cette démarche lui réussit plutôt bien. Le talent n’est rien sans la conduite destinée à le valoriser. Médaille Olympique ou non, à mon sens, Laure Manaudou a déjà gagné.
Une nouvelle saison commence
Alors qu’une nouvelle saison s’ouvre pour tous les tireurs, il me semblait important, avant de vous parler tir, de vous parler de donner du  sens à votre pratique, de ne pas se tromper d’objectif et de relativiser l’importance de ce jeu dans notre vie, que l’on soit tireur national ou international.
Rester soi, tirer pour soi afin de mieux performer mais ne pas être dépendant des autres au risque d’être déçu à la fin d’une saison.
On peut être premier au classement national et ne pas faire partie du collectif France, on peut être premier au classement national ou gagner un quota et ne pas concourir pour aller aux JO … si seul le résultat anime le tireur alors il sera déçu irrémédiablement.
La faute au système ?
Certainement mais à chacun de  choisir son chemin et de donner un sens à sa vie….. et ainsi chacun récoltera ce qu’il a semé….. le tireur comme le système !
Rester soi même
Et pour nous dans le Tir : Un chemin personnel aussi à parcourir
Lors de ma dernière NL sur le MOP, je vous disais que vouloir tirer uniquement pour exister au regard des autres (score, classement, médaille…) est limitatif dans la performance.

Le plaisir ne doit pas être recherché à cet endroit mais bien dans un développement personnel, une personnalité à se construire, un mode de vie et de pensée à adopter et par là même prendre du plaisir à parcourir un chemin qui mène à l’horizon, qui comme chacun le sait recule au fur et à mesure que l’on avance et que l’on n’atteint donc jamais….la connaissance de soi et la maîtrise de ses émotions est un long chemin qui n’a pas de fin alors que l’objectif d’être champion de France ,du monde ou olympique induit un terme de parcours, une responsabilité de vie et une importance ingérable si on n’a pas appris et développé des compétences pour savoir relativiser, c’est-à-dire ne pas réduire sa pratique du tir au résultat de l’événement mais l’élargir au vécu du chemin parcouru.
Il arrive que parmi eux certains se réveillent progressivement d’un long sommeil, s’extraient de cette vie « robotisée », assaillis de questions déstabilisantes, dérangeantes (« pourquoi tout ça ? »), comme si les choses n’avaient plus de sens. Que s’est-il exactement passé pour que Laure Manaudou en vienne à stopper sa carrière ? Seul son entourage proche le sait et c’est d’ailleurs très bien ainsi. Cependant, à la regarder durant ces Championnats de France, à l’écouter, difficile de ne pas avoir le sentiment qu’elle a identifié un nouveau moyen de vivre sa natation, de l’éprouver. Et c’est un bonheur de la voir ainsi, comme une femme libre, décidée, déterminée, non parce qu’il le faut mais parce qu’elle le veut. « J’ai confiance en moi. Aller à Londres n’est pas une obligation. Ce sera juste un plaisir. J’ai beaucoup observé Phelps et Lochte, ils pensent surtout à s’amuser et s’en foutent de l’avis des autres. Avant je subissais ma vie et maintenant je la vis » (L’Equipe, Dimanche 18 Mars 2012, p.16). Et c’est exactement ce que nous ressentons en l’observant et ça change tout. Aujourd’hui, Laure Manaudou pratique une autre natation car, de ses propres mots : « avec le plaisir, c’est complètement différent ».
Donner un sens à sa vie et oser changer
«  MENTAL OBJECTIF PERF » A L’OPEN DE HONGRIE ET AU RIAC
Mental-Objectif-Perf .
News Letter N° 23
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UNE EQUIPE..UNE MASCOTTE… de NOUVELLEs AVENTURES
Novembre Décembre 2015
Comme chaque mois, Mental-Objectif -
perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à
la recherche de la performance.


Cette News letter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenus mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin
de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions
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L’Open de Hongrie
Une fois n’est pas coutume, mais comme l’an dernier à cette époque, cette NL n’a pas pour vocation à vous faire réfléchir mais à vous faire partager le déplacement en Hongrie et au Luxembourg qu’une partie du collectif de Mental Objectif Perf avait décidé d’effectuer avec moi.
Une première ou une nouvelle  expérience internationale pour la plupart, l’occasion de vivre une aventure collective pour tous car la délégation du MOP comptait 6 tireurs en Hongrie et 23 personnes dont 15 tireurs au Luxembourg.
Une première participation à cette compétition que j’avais retenue tant pour faire prendre de l’expérience aux tireurs du MOP avant les régionaux que pour la préparation de Sandrine et Céline aux championnats d’Europe car cette compétition se tirait avec 2 matches match sur les installations de Gyor qui accueillera en février prochain les championnats d’Europe 10m 2016.
Un carabinier (S Hatterer qui nous a rejoint d’Autriche), 2 pistoliers (L Spychiger et C Brun), et 3 pistolières car Céline a fait le déplacement avec l’équipe de France(S Goberville, A Filossi et B Seive).
Un « vrai » déplacement collectif à l’étranger, en avion jusqu’à Budapest puis en voiture de location pour aller à Gyor (150 kms). Une vraie aventure internationale !
LE RIAC 2015
Cette compétition internationale se déroule chaque année à Luxembourg dans le centre national du tir à l’arc et est organisée par la FLTAS (Fédération Luxembourgeoise du Tir aux Armes Sportives).

Une cinquantaine de cibles électroniques sont installées pendant 4 jours afin d’accueillir les tireurs venus de différents pays et régions.

Le  RIAC se tire à la carabine et au pistolet 10m, 4 catégories (Senior, Dame, Junior Fille et Junior Garçon) et comporte 3 matches distincts  avec finale olympique.

L’équipe du MOP au RIAC
Une équipe Pistolet Senior et une équipe Pistolet  et carabine Dame, 15 tireurs (5 carabiniers et 10 pistoliers) venus  de différentes régions :

Nolwenn Paimblanc et Marie Roy (Ile de France),Kévin Chapon (Ile de France) Lionel Geisen (Champagne Ardenne),Charles Brun (Poitou Charentes), Laurent Spychiger (Centre),Aurore Filossi et sa fille  Annabelle (Auvergne), Nizam Khan (Bretagne), ), Evelyne  et Nathalie Schammel ,François Maggi, Céline et  Sandrine Goberville ,Bertille Seive (Picardie).

Céline (380) remporte le premier match et n’a pas pu tirer les deux autres pour raison professionnelle

Sandrine(380) remporte la médaille de bronze au 3ème match.
L’équipe dame Pistolet (Sandrine-Céline-Aurore) remporte la médaille d’or par équipe.
Kévin et Lionel n’étaient pas loin de la finale pistolet…
Après Marina en 2014 (cadette surclassée en junior fille qui avait remporté deux médailles d’argent), l’un des exploits marquant de notre équipe restera le résultat d’Annabelle (13 ans, minime pistolet) qui a tiré 333, 352 et 364, se qualifiant pour deux finales (8ème et 6ème en junior fille).
Un regard sur ces expériences
L’un des objectifs du MOP est de faire vivre le tir en tant que chemin de vie et comme un combat contre soi plutôt que contre des concurrents, plus aguerris qu’eux et c’est bien  là l’essence même du tir :
Un combat permanent contre soi pour apprendre à mieux se connaître, à mieux gérer ses émotions, à mieux se maîtriser.
Faire prendre de l’expérience à des tireurs en les accompagnants afin que l’expérience soit enrichissante et non traumatisante, faire vivre des moments d’émotions dans un contexte international sans être en équipe de France, se mesurer à plus fort que soi tout en apprenant à gérer l’environnement et son comportement, donner un sens à la pratique du tir en compétition à un moment où il est parfois difficile de comprendre la stratégie fédérale en matière de classement national et de collectif, tels sont les autres objectifs  du MOP qui, grâce au comportement de ses tireurs, est maintenant reconnus.
Tous et toutes, habitués ou non aux matches internationaux, auront vécu une expérience enrichissante dans sa découverte du tir et de sa gestion mentale… il ne suffit pas de vouloir ou de  décider de faire quelque chose pour réussir à le faire…
Vouloir faire et Oser  faire est  un combat permanent du tireur.

L’aventure continue…
Les prochaines aventures du MOP seront le Grand Prix de France  à Fleury en janvier 2016, puis Hanovre pour la saison 25/50m.
Une équipe soudée, avec sa tenue sportive et  le MOP a maintenant sa mascotte !

LIONEL GEISEN
MARIE ROY
NOLWENN PAIMBLANC  
BERTILLE SEIVE   
AURORE FILOSSI et ANNABELLE
KEVIN CHAPON
NIZAM KHAN
CELINE GOBERVILLE
SANDRINE GOBERVILLE
LAURENT SPYCHIGER
FRANCOIS MAGGI 
MICHEL ET EVELYNE SCHAMMEL
NATHALIE SCHAMMEL
CHARLES BRUN
  Impressionnant…
La Ola du MOP en finale ! 
Des moments de détente…on ose se lâcher !
STEPHANE HATTERER