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Penser le Tir sportif autrement…..
Daniel GOBERVILLE  
News Letter
Daniel GOBERVILLE  5, rue du Colombier  60660 Cires les Mello  France  Téléphone : +33 6 08 17 06 74  informations@mental-objectif-perf.com
N° SIRET :791199326 00012   code NAF : 85005

Penser le Tir sportif autrement…..
Apprendre à  gérer ses émotions, sa motivation et ses objectifs…
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Penser le Tir autrement



Jongler, jouer aux fléchettes, au tennis de table - pour Detlef Glenz, entraîneur fédéral pour le pistolet vitesse, cela fait également partie de la formation du tireur.
Parce que cela favorise un aspect important : la coordination. Dans l'interview, Detlef Glenz parle de l'importance de la coordination pour le tir et de la meilleure façon de l'entraîner.
Comme chaque mois, Mental-Objectif-Perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à la recherche de la performance.

Cette newsletter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenu mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions.
En ce début de l’année 2021, j’ai choisi de partager avec vous une interview intéressante conduite par la DSB (Fédération Allemande de Tir) avec   l’entraîneur Pistolet vitesse de l’équipe Allemande (et notamment de Christian Reitz, probablement le tireur vitesse le plus titré au monde) sur la coordination.

TIREURS :
Tout est dit dans cette interview sur les compétences nécessaires au tir et que l’on oublie parfois au profit de la pure technique ou du matériel :
Le tir est un acte de coordination à 100% (entre visée et lâcher, c’est-à-dire entre ce que je vois et ce que je fais).
Le plus important est de mettre le plomb au milieu ... peu importe comment, certes, mais la capacité à répéter cela nécessite de respecter des fondamentaux et de les travailler !
Bon entraînement et commencez avec des tasses en plastique !
JONGLER
News Letter N° 74
 
« SI VOUS VOULEZ REJOINDRE L’EQUIPE ALLEMANDE DE TIR VITESSE ,VOUS
DEVEZ ÊTRE CAPABLE DE JONGLER ! »
Janvier 2021
 
Mental-Objectif-Perf .
Detlef Glenz, un entraîneur allemand créatif et explosif !
IMPORTANCE DE LA COORDINATION
« Plus une discipline est dynamique et plus la séquence de mouvements est complexe, plus la coordination est importante.

Dans le tir couché, la coordination est probablement moins importante que, par exemple, dans tir au plateau, bien qu'elle ne soit pas négligeable pour autant.
Pour ce faire, vous devez être extrêmement précis dans les gestes que vous effectuez. »

Avec le tir vitesse, beaucoup de gestes doivent être coordonnés les uns avec les autres. »
L’ENTRAINEMENT A LA COORDINATION
« Chaque série que nous tirons est un travail de la coordination ! Si je ne sais pas coordonner mon geste, rien ne pourra avancer.
Avec l’entraînement au tir, je travaille déjà ma coordination, car c'est la connexion de phases individuelles qui produit une séquence harmonieuse de mouvements. Chaque série doit donc être coordonnée. »

COMMENT LA TRAVAILLER
« Le jonglage fait partie de notre formation de base. Tout le monde doit savoir le faire. Le tir est une coordination à 100%. »
Avec combien de balles pouvez-vous jongler vous-même ?
« Avec trois balles. Mais en tant qu'entraîneur, je n'ai pas besoin d'être meilleur partout que mes athlètes. J'ai juste besoin de savoir comment faire. Si je pouvais tirer aussi bien que mes athlètes, je serais le champion olympique.
POURQUOI LE JONGLAGE ?
« Dans le tir, beaucoup de choses tournent autour de la coordination œil (visée) et doigt (lâcher).
Même chez les juniors, nous travaillons la coordination en jouant aux fléchettes, en empilant des tasses ou au tennis de table.
Le jonglage en fait également partie et c'est quelque chose qui s'apprend rapidement et facilement et qui peut être utilisé pour s'activer, juste avant la compétition et pour aiguiser ses sens.
Lancer des balles et faire de petits tests de réactivité font partie de notre programme d'échauffement.

Et cela commence tôt dès le club, mais au plus tard, quand quelqu'un rejoint l'équipe C, je demande à ce qu'il puisse jongler.
C'est amusant aussi, vous riez et vous diminuez la tension avant la compétition. »
LE MEILLEUR JONGLEUR ?
« Je pense à Christian Reitz et Aaron Sauter. Ce sont nos meilleurs jongleurs, mais cela ne signifie pas automatiquement qu’ils sont toujours les meilleurs tireurs. »
COMMENT ENTRAINER CHAQUE GESTE ?
Entraînez-vous chaque geste séparément et ensuite les recomposez-vous ? Ou pratiquez-vous toujours la séquence complète des gestes ?
« Nous nous entraînons de facile à difficile et de simple à complexe.
Par exemple, le mouvement du doigt est plus une priorité dans le secteur junior que chez les adultes.
Par conséquent cela se travaille déjà séparément, car il ne s'agit pas d'appuyer rapidement sur la queue de détente, mais plutôt de relâcher la queue de détente rapidement.

Beaucoup font l’erreur au début, en appuyant avec le doigt rapidement mais en le relâchant lentement. Vous devez appuyer avec votre doigt rapidement et le relâcher de manière contrôlée.

Il s'agit d'un domaine complexe de la coordination. »

« Le tir est une coordination à 100%. »


LA CAPACITE DE REACTIVITE
L'une des compétences de coordination dont un tireur vitesse a besoin est sa capacité à réagir ...
« Nous les formons avec le programme informatique 'Steps'. Des réactions simples et instinctives peuvent être ainsi testées et entraînées.
Par exemple, vous devez cliquer sur des points qui apparaissent soudainement sur le moniteur avec la souris. Il a été démontré que les tireurs vitesse ont généralement une bonne réactivité.
Mais les tireurs au plateau sont tout aussi bons en ce qui concerne les temps de réaction et d'anticipation.
Chez les débutants, vous pouvez travailler avec des trucs simples, tel que le partenaire d'entraînement qui lâche simplement une balle et l'autre doit l'attraper.

TEMPS DE REACTION ET PERFORMANCE
Peut-on dire : meilleurs sont les temps de réaction, meilleures sont les performances du tireur ?
« Non. C'est l'un des nombreux facteurs.
À quoi sert un temps de réponse rapide si vous ne savez pas quoi en faire ?
Il y a la réaction simple à un signal simple, mais ce qui est également crucial, c'est la réaction avec discrimination, savoir si elle est rouge ou verte, afin que je puisse traiter les informations que je reçois. Ce qui est également crucial, c'est la compréhension.
Il y a des athlètes qui ne sont pas exceptionnels dans leur temps de réaction, mais qui sont toujours dans le top absolu.
Il est important que vous soyez bon partout et que vous n'ayez aucune faiblesse. Inutile d’avoir la classe mondiale en termes de temps de réponse et d’être un escargot en termes de vitesse de traitement de l'information.
Un Christian Reitz a bien sûr d'excellentes capacités en coordination, mais ce n'est pas tout. »


LA MEILLEUR COMPETENCE DE COORDINATION
Quelles compétences en coordination considérez-vous comme les plus importantes dans le tir sportif ?
« Il n'y a pas aucune caractéristique qui soit décisive mais vous ne devez pas avoir de faiblesse. »

IMPACT DE LA COORDINATION SUR LA PERFORMANCE
Rien ne fonctionne sans coordination. Vous ne pouvez pas prendre une tasse de café sans coordination.
Chaque série, chaque coup nécessite un haut degré de coordination. »
LA COVID 19
Pour le moment, la plupart des tireurs ne sont pas autorisés à se rendre sur le stand de tir.
Comment pouvez-vous entraîner votre coordination à la maison ?
« Je ne suis pas fan des jeux informatiques qui nécessitent également de la coordination et de la réaction.
Je préférerais que les enfants sautent à la corde ou fassent des sauts périlleux en avant et en arrière. Il s'agit de toute forme de mouvement.
Et ce sont précisément des activités générales comme le tennis de table, le jonglage et l'empilement de tasses qui vous aideront en fin de compte à entraîner vos compétences de coordination.
En fin de compte, ce qui compte, c'est le résultat en cible. Et : C’est celui qui fait des points qui a raison. »
UN DERNIER CONSEIL
« Commencez tôt à développer des compétences de coordination, car les bases se construisent quand on est jeune. Et quiconque veut rejoindre l'équipe de tir vitesse doit apprendre à jongler. "
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« Un athlète sans cette conviction - c'est-à-dire avec des pensées d'échec ou de difficultés - réduit sa performance.
Son attention est concentrée sur ses sentiments, ses sensations et sur les pensées qui le distraient de l'action, à savoir le tir.
C'est ainsi que commence un cercle vicieux ! Se concentrer sur "Je suis très nerveux" conduit à faire un huit, ce qui à son tour apporte encore plus de nervosité et des performances encore pires.
Cependant, la pensée positive ne doit pas être surestimée dans ce contexte. Pour maîtriser un défi, il suffit surtout d'aborder la situation de manière neutre. Cela signifie qu'il ne faut pas se préoccuper du résultat et de la façon dont la compétition se terminera avant celle-ci. De telles pensées sont des suppositions sur quelque chose qui ne s'est pas encore produit. Avant la compétition, ce n'est pas après la compétition, or le résultat est dans le futur. »
LES PENSEES NEUTRES
Puisque les pensées guident nos actions, nous courons le risque de concrétiser nos pensées en compétition :« Je ne peux pas le faire », mène rarement au succès.
Mais on ne doit pas non plus penser le contraire « Je peux le faire ».
Par contre, «je ferai tout pour le faire », se réfère aux actions à mettre en œuvre pendant la compétition et oriente automatiquement l'attention sur ce qui est déjà la moitié de la bataille.
Le résultat attendu est clair : soit Le succès, soit le sentiment d'avoir tout fait pour réussir ; donc une situation gagnant-gagnant.
Avec cette expérience et avec des pensées neutres en tête, l'échec devient une nouvelle expérience instructive et formatrice pour l’avenir. Une contre-performance s’analyse et se traduit par des futures étapes d'action ou points d'optimisation.
« Je n’y arriverai pas », « Les autres tirent beaucoup mieux que moi », « J'ai mal tiré ici la dernière fois ». Ce sont des pensées que tous les athlètes connaissent. Comment se débarrasser de ces pensées négatives ?
Le premier point, peut-être le plus important, est de ne pas s’attacher à la prévision. Ce qui se passe dans le futur, c'est-à-dire le résultat de la compétition, ne doit pas affecter le présent.
Si la compétition s'est vraiment mal déroulée, on aura tout le temps pour se fâcher, pleurer ou s'inquiéter des conséquences.
Cela signifie simplement qu’il faut prendre les choses chronologiquement étape par étape ! Vient d'abord la compétition, puis le résultat et alors seulement la réaction au résultat, la joie ou les émotions négatives. Les anticipations sont des pensées. Et les pensées guident l'action. N'oubliez jamais ça.
Le second point est que les comparaisons génèrent de l’inquiétude. Pourquoi ? Parce que la différence perçue entre les autres et soi-même est immuable, du moins à ce moment de la compétition. Dans cette comparaison, l'athlète perd sa lucidité et est à la merci de ses pensées. En termes psychologiques : son efficacité personnelle est désactivée.
Chaque athlète doit relever un défi avec la pensée bonne et bénéfique de s'être préparé du mieux possible. S'il n'est pas préparé de manière optimale en raison de circonstances extérieures, il doit être conscient de ces circonstances et les admettre comme une explication suffisante en cas d'échec.
Ainsi les bonnes questions à se poser sont : Quels sont mes points forts ? Que puis-je faire ? Que puis-je améliorer ? Si j’aborde la compétition avec la conviction d'avoir fait tout mon possible, aucune comparaison ne me vient à l'esprit.
Le troisième point est que les athlètes se fixent sur des nombres, des valeurs et des statistiques. Mais il n’y a aucune loi qui régit le résultat et c’est tout au plus une coïncidence, de la malchance ou une prophétie auto-réalisatrice. Si l'athlète aborde la compétition avec la pensée : « C'est là que j'ai toujours échoué », alors son échec devient plus probable.
Ses pensées conduisent à l'échec. Il n'a que cela dans sa tête et les actions suivent les pensées. Ce n'est jamais l'inverse, car nous sommes tous gérés par nos pensées.
Par exemple : N’imaginez pas un café dans une tasse cassée. C’est un non-sens absolu et pourtant l'image est maintenant dans votre tête. Elle reviendra la prochaine fois que vous aurez une tasse en main, car il vous viendra à l'esprit de faire attention à la tasse pour qu'elle ne se brise pas.
En d'autres termes : la pensée "J'échoue toujours ici" amène la tête à formuler des instructions appropriées et vous échouez réellement.

GERER SES PENSEES
Cette interview confirme, s’il en était besoin, l’importance dans le sport en général et dans le tir en particulier, de savoir gérer ses pensées afin qu’elles ne vous gèrent pas.
Pour ce faire, il me semble important de rappeler que votre cerveau est un organe au même titre que le cœur, le foie, les poumons et que chaque organe a une fonction vitale.
Notre cerveau produit des pensées en permanence avec deux orientations principales : la récompense ou le danger. Toute situation est analysée et pensée par le cerveau sur le plan de la récompense que je peux obtenir (plaisir, bénéfice, victoire) ou du danger auquel je peux m’exposer (désagrément, mort, échec).
Je ne suis pas ce qu’est et produit comme pensées mon cerveau !!
Je suis un être humain avec ses qualités et ses défauts, aves ses forces et ses faiblesses, avec ses organes dont les fonctions permettent la vie.
Les pensées ne sont que des produits de mon cerveau et je ne suis jamais obligé de les accepter comme une réalité ou comme une fatalité.
La lucidité permet de prendre de la distance avec les pensées, notamment négatives.
La méditation permet d’apprendre à identifier ses pensées et donc à ne pas s’y attacher inutilement quand elles sont négatives.
Vivre le moment présent en pleine conscience pour ce qu’il est et non pour ce qu’il sera (peut-être) évite de se projeter dans un futur négatif ou à risque car l’être humain est plus enclin à s’attacher aux dangers et aux malheurs qu’à ce qui va bien et au bonheur.
Ces principes doivent régir le comportement et la posture du tireur de compétition, naturellement inquiet de connaître sa performance future avec une propension à anticiper des scénarios négatifs basés sur des expériences passées ou liées aux incertitudes du futur.
Je le dis et je le répète, l’être humain, par les pensées de son cerveau, est plus enclin à imaginer et à craindre les catastrophes (pour survivre) qu’à penser et à imaginer un futur avec le bonheur et le plaisir.
Notre langue est d’ailleurs édifiante à ce sujet, au point qu’il n’existe pas de contraire au mot catastrophe !
La télévision et les médias de toute sorte surfent d’ailleurs sur cette propension.
A quand une loi répartissant à part égale les informations de radio et de télévision entre ce qui va bien et ce qui va mal ??
Nos pensées générant nos actions, il est donc indispensable de gérer ses pensées pour que nos actions soient performantes. C’est aussi et surtout cela la préparation mentale.
« Le lien entre la pensée positive et les athlètes qui réussissent réside dans l'acceptation des défis et en partie dans la conviction qu'ils peuvent les maîtriser avec succès. En partie seulement parce que tous les athlètes n'abordent pas les compétitions avec cette conviction. Et cela fait une différence : si un athlète est convaincu qu'il réussira, qu'il peut maîtriser le défi, il se débarrasse des effets secondaires ennuyeux d'un défi : la nervosité, l'agitation, le manque de concentration, voire la panique ainsi que la force des émotions que ce défi provoque, vous empêche définitivement d'obtenir votre meilleure performance. »
ETAT D’ESPRIT NEGATIF
« Le lien entre la pensée positive et les athlètes qui réussissent réside dans l'acceptation des défis et en partie dans la conviction qu'ils peuvent les maîtriser avec succès. En partie seulement parce que tous les athlètes n'abordent pas les compétitions avec cette conviction. Et cela fait une différence : si un athlète est convaincu qu'il réussira, qu'il peut maîtriser le défi, il se débarrasse des effets secondaires ennuyeux d'un défi : la nervosité, l'agitation, le manque de concentration, voire la panique ainsi que la force des émotions que ce défi provoque, vous empêche définitivement d'obtenir votre meilleure performance. »
COMMENT LA TRAVAILLER
« La pensée négative paralyse, elle inhibe chacun de nous :
Si on pense échouer, on est moins motivé pour y faire face, car aucun de nous n'aime faire quelque chose qui est voué à l'échec dès le départ.
Ensuite, cela conduit à se préoccuper à résoudre un « souci ».
Pas nécessairement consciemment, mais certainement au niveau du subconscient.
Beaucoup de gens ne savent pas que l'organisme est orienté vers l'homéostasie, c'est-à-dire l'équilibre. Un sentiment d’inquiétude, ce qu'est la pensée négative, provoque un stress permanent ou au moins une sensation d'inconfort. L'organisme veut y remédier pour s'équilibrer et pour cela il consomme une énorme quantité d'énergie inaperçue, que l'on peut utiliser (sans difficulté) à d'autres choses, comme pour une concentration plus intense, de bonnes idées d'optimisation, etc.
Néanmoins, la pensée négative ou positive est liée à la personnalité, c'est pourquoi, en psychologie du sport, nous essayons plutôt d’amener les penseurs négatifs vers les avantages de la pensée neutre.

LA PENSEE NEGATIVE DU RESULTAT
Comme chaque mois, Mental-Objectif-Perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à la recherche de la performance.

Cette newsletter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenu mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions.
En cette période de pandémie difficile à vivre, je vous propose de partager une interview intéressante conduite par la DSB (Fédération Allemande de Tir) avec le Dr. Rita Regös (psychologue du sport qui accompagne également certains tireurs de l'équipe nationale allemande).
ACCEPTER LE DEFI
« La pensée positive se ressent comme de la confiance. Cela crée un rythme détendu, une interaction détendue. C'est la meilleure condition préalable pour pouvoir se concentrer sur une tâche. Si quelqu'un se consacre à ses tâches sans soucis, il reconnaîtra plus rapidement les points d'optimisation et pourra ainsi travailler plus vite ou plus intensément sur ses déficits ou trouver des solutions.
LES PENSEES NEGATIVES
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«  Un état d’esprit positif genere de l’energie ; un etat d’esprit negatif en consomme »
Fevrier 2021
 
La Pensée Positive
LES PENSEES POSITIVES
News Letter N° 75
Mental-Objectif-Perf .

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Je vous propose de partager une interview d’Audrey ADICEOM (tir à l’arc) parue sur le site de Byathlete.com.

LA PEUR DE MAL FAIRE : APPRENDRE A BIEN MAL TIRER
Le tir à l’arc, comme le tir sportif aux armes et d’une manière plus générale les sports de coordination à la recherche de la précision (golf...) exigent une capacité à lâcher prise sur le contrôle de l’action.
Pour ce faire, le sportif doit apprendre à accepter de ne pas faire à chaque coup une action parfaite car la recherche de celle-ci et l’exigence qualitative trop importante conduisent à ne jamais réaliser l’action soit par peur de mal faire, soit par un contrôle disproportionné.
« Bien mal tirer » signifie accepter de faire l’action jusqu’au bout alors qu’une des composantes n’est pas parfaite mais suffisamment bonne pour faire un bon résultat (c’est à dire qui correspond au potentiel du tireur).
Dans le tir à la carabine ou au pistolet, cela peut notamment se traduire par l’acceptation visuelle d’une zone élargie : chercher la zone du 10 absolument au pistolet alors que personne ne tire 600/600 ou chercher le 10,7 visuellement à la carabine alors que personne ne tire 642, conduit à privilégier exagérément la visée au risque de détériorer l’action du lâcher.
Il en est de même pour toutes les composantes de la séquence de tir ; il faut savoir accepter, notamment dans les moments d’émotions fortes ou dans des passages difficiles du match, une dégradation de certains éléments sans que celle-ci n’impacte trop largement le résultat en cible.
La recherche du 10 chez le pistolier et du 10,7 chez le carabinier n’en sera pas pour autant remise en cause mais elle ne bloquera pas l’action si le tireur n’est pas dans une exigence et un contrôle inutile au résultat recherché.
Bien mal tirer s’apprend donc et se travaille à l’entraînement par différents processus techniques et mentaux.
Le coup technique parfait existe mais n’est pas reproductible 60 fois de suite et il ne produit d’ailleurs pas toujours le 10,9 qui est plus souvent le résultat d’une conjonction d’éléments... dont la chance !
News Letter N° 76
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«  LA CONFIANCE C’EST QUAND J’ARRIVE A BIEN MAL TIRER »
Mars 2021
 
Mental-Objectif-Perf .
LA PEUR DE MAL FAIRE
VIVRE AVEC SES PENSEES
Quelle que soit la situation personnelle, professionnelle ou sportive dans laquelle nous nous trouvons, gérer ses émotions dans un instant de tension est un véritable défi. Audrey Adiceom, archère de l’équipe de France, pratique une discipline où une maîtrise la plus complète possible résulte le plus souvent d’une bonne performance.
A travers son expérience, partons à la découverte d’une notion cruciale de la gestion du stress : la peur de mal faire.
LA GESTION DES EMOTIONS
En essayant de contrôler ces pensées négatives, l’archère Bleue dépensait une énergie conséquente sans avoir de résultats concrets.
Jusqu’à ce qu’elle parvienne à exprimer, avec sa préparatrice mentale, ce qui la pesait tant : « Le gros déclic a été en 2018 quand mon entraîneur m’a dit qu’il allait falloir arrêter de tenter de supprimer tout ce qu’il se passait dans ma tête.
Il faut faire avec. Pendant des années, j’ai essayé de contrôler mon stress, la pression, les attentes des autres et les miennes.

Alors que ce qui me convient le plus, c’est de savoir que c’est là et de faire avec ».
LA RECHERCHE DE LA PERFECTION
10 : la perfection. En tir à l’arc, ce chiffre représente l’objectif ultime qui, à chaque flèche, est un nouveau défi à relever.
Quel que soit le contexte, quel que soit le vent, quel que soit son état de forme, l’archer se bat contre lui-même dans un seul et unique but : atteindre le cœur de 12 cm d’une
cible large d’1.22 m. Chasser la perfection, tout simplement.
Cette quête de la flèche parfaite est le travail d’Audrey Adiceom. L’archère de 24 ans possède déjà une expérience et un palmarès fournis, qui lui confèrent une place de choix en équipe de France depuis plusieurs années.
Avec une médaille de bronze décrochée à seulement 20 ans aux championnats du monde en salle organisés à Yankton (Etats-Unis) en 2018, nous pourrions être tentés de croire qu’Audrey détient la formule magique pour ne pas se laisser envahir par ses émotions.
Pourtant, la réalité est bien différente et la jeune femme a fait de la préparation mentale une de ses priorités.
LA CONNAISSANCE DE SOI
Une grande part de la gestion du stress provient donc de la connaissance que chacun a de soi-même. Chaque être humain possède ses propres caractéristiques et facultés à maîtriser la pression à laquelle il fait face. Ecouter ses émotions et son corps est donc primordial pour développer des outils adaptés, comme le fait quotidiennement Audrey : « Je fais beaucoup d’exercices de respiration.
Certaines me calment, d’autres m’activent. Je joue aussi sur mon dialogue interne où je me répète un ou deux mots, comme ‘plaisir et apaisée’. C’est physique, mes muscles se relâchent.
Il faut savoir adapter sa stratégie en fonction du contexte, car la stratégie parfaite n’existe pas ».

L’athlète a donc compris, avec du temps et de la réflexion, ce qui pourrait lui permettre de
gérer au mieux les moments de tension. Ainsi, que l’on soit avant un entretien d’embauche pour le job de nos rêves, en pleine concentration avant un tir au but décisif en finale d’une Coupe du monde de football ou à quelques minutes d’une présentation orale devant des centaines de personnes, la pression est maximale.
LA CONFIANCE : BIEN MAL TIRER
« J’ai arrêté de vouloir tout contrôler »
De nature stressée, elle doit en permanence gérer ses émotions qui pourraient compromettre une réussite totale au cours d’une volée : « Le stress en compet va se manifester pour moi avec le cœur qui bat fort, les mains moites, confie Audrey.
Ça m’arrive d’être tellement stressée que j’ai la tête qui tourne… Pour ça, je travaille depuis longtemps sur ce qu’il se passe dans ma tête. J’ai un milliard de pensées à chaque seconde quand je suis tranquille, quand je tire ma flèche ».
Même aux moments les moins stressants sur le papier, Audrey fait face à des interactions
intérieures qui l’empêchent d’être pleinement concentrée sur son objectif : le 10.
Alors lorsque la flèche suivante est cruciale pour la suite du match, le doute s’installe : « Je ne pourrais pas compter le nombre de fois où au moment de lâcher la corde, je me suis dit au fond de moi « ce n’est pas le moment de lâcher, tu n’es pas parfaitement en position », avoue Audrey Adiceom.
VOULOIR TOUT CONTRÔLER
Une meilleure connaissance de soi-même apporte une notion clé de la gestion du stress : la confiance en soi.
L’aptitude à croire que, malgré l’enjeu, nous serons capables de réussir ce que nous allons entreprendre : « La confiance, pour moi, c’est lorsque j’arrive à ‘bien mal tirer’.
La flèche parfaite est difficile à reproduire, mais on peut faire de bonnes flèches malgré des sensations mauvaises. Tu as confiance quand tu arrives à tirer malgré cette sensation ».
En tir à l’arc comme dans toute discipline sportive, l’ambition de chaque athlète est de parvenir à réaliser le geste idéal à chaque répétition.
En se détachant du contexte de la compétition et de la volonté de gagner, il peut devenir naturel de répéter ses gammes comme à l’entraînement. Ainsi, l’archer s’écarte de la peur de ne pas réussir à atteindre le cœur de la cible, en tirant chaque flèche comme si elle était la première : « Notre travail est de tirer 72 fois une flèche. Arriver à faire le ‘reset’ à chaque fois : je tire ma flèche, mon tir est fini, ma flèche est en cible, je recommence.
C’est toute la difficulté de faire un sport à répétition comme le nôtre : faire toujours la même chose, mais de pas rester sur ses acquis. Si tu n’es pas vigilant, tu ne vois pas que la manche à air a bougé ».
Une manière, encore une fois, de chasser la perfection.

LA PEUR DE MAL FAIRE
Le pire c’est en match à élimination directe par exemple. On a trois flèches par set, et si je tire les deux premières dans le 10, et bien je vais me dire à la troisième ‘oh ce n’est pas le moment de te planter’ ».
Comme une peur de mal faire, d’échouer.


ROUTINES -CONSIGNES -SUBCONSCIENT
Comme on vient de le voir, la mise en place de routines est un élément essentiel dans le tir qui est un acte de coordination et de répétition dans des conditions différentes à chaque coup.
Les routines ont pour objet d’éviter au tireur d’avoir à gérer consciemment des tâches que le cerveau peut apprendre à faire d’une manière automatique et ainsi permettre de libérer la conscience du tireur afin qu’il porte celle-ci sur ce qui ne peut être automatisé.
Elles permettent aussi d’occuper le cerveau et donc d’éviter les pensées parasites et de réduire l’émotion.
Les routines de performance permettent principalement d’augmenter la concentration, c’est-à-dire l’attention à porter sur l’action à exécuter, afin que rien ne vienne en perturber le déroulement. Il s’agit donc d’une forme de préparation mentale permettant de centrer son attention sur ce qui est important et non sur ce qui ne l’est pas (le passé, l’avenir, les éléments sur lesquels je ne peux agir tels que le vent, la lumière, le bruit...).
Il ne faut surtout pas confondre une routine de préparation et un rituel de croyance (à bannir) !
Il ne faut pas confondre non plus « Routines » et « Consignes » qui sont des « ordres » données au cerveau sur la manière dont j’ai décidé de réaliser mon action de tir.
Les consignes peuvent être techniques ou mentales, revêtir une forme d’ordre impératif à exécuter consciemment, ou simplement une intention liée à un comportement.
Par exemple : Ma consigne peut être d’appuyer en continuité après l’engagement du point dur.
Si je fais cela consciemment, c’est une consigne technique : j’ordonne à mon cerveau d’exécuter avec conscience la pression continue de mon doigt sur la queue de détente.
Je peux aussi prendre cette consigne comme une intention de comportement et faire confiance à mon subconscient pour la réaliser, c’est-à-dire ne pas faire cela consciemment et donc sans contrôle.
Intervient donc ici ce qui fait la richesse de notre sport : La proportion entre conscient et subconscient de la réalisation de l’acte de tir.
Moins un tireur est expérimenté, plus il utilise le mode conscient.
Plus un tireur est dans la difficulté, plus il doit utiliser le mode conscient.
A l’opposé, plus un tireur a un haut niveau ou plus il est dans une phase dans laquelle l’action de tir se déroule naturellement (état de flow), moins il utilise le mode conscient et laisse son subconscient agir.
Il est alors dans un « état second », c’est-à-dire un « état modifié de conscience » (comme lorsque l’on conduit sa voiture, que l’on est absorbé par un film ou que l’on travaille sous hypnose) dans lequel la partie subconsciente du cerveau gère les actions sans passer par le filtre de la conscience.
Routines et Consignes font donc partie des outils à la disposition du tireur de compétition et il lui appartient de les définir, les organiser, les apprendre dans le but d’éviter au cerveau d’avoir à tout gérer par la conscience, car celle-ci constitue un filtre et donc un goulot d’étranglement quand la quantité de choses à gérer est trop importante.
Par ailleurs, le tir étant un acte de coordination, le cerveau n’est jamais aussi efficace dans ce domaine que lorsqu’il est en mode subconscient, là aussi, le filtre de la conscience étant un facteur de ralentissement par le contrôle de l’action


ROUTINES DE PERFORMANCE
Les routines de performance sont également utiles pendant la compétition pour soutenir l'action. Ces routines ont lieu pendant l'action et non seulement stabilisent l'action en cours, mais visent également à adapter l’attitude aux conditions environnementales actuelles.
Ces routines peuvent être utilisées, par exemple, lorsque le temps change. Une routine pourrait être : (1) percevoir le changement de temps, (2) observer le vent, (3) adapter les paramètres aux conditions météorologiques et (4) se motiver par des auto-instructions telles que «je peux faire ceci » afin de maîtriser ces conditions météorologiques avec succès.
La procédure est la suivante :

REDACTION : Chaque étape d'une routine est écrite avec précision.
RÉVISION : La routine est ensuite vérifiée pour être complète en demandant à l’entraîneur ou au partenaire d'entraînement de lire le déroulement pendant que le tireur exécute l'action. Si vous vous entraînez seul, vous pouvez également écouter un message vocal que vous avez enregistré au préalable.
ANALYSE : Ce processus peut être en réalisé avec une analyse vidéo afin d'optimiser les processus et d’en montrer les potentiels au tireur.
SYNTHESE : La routine est ensuite réduite aux 3 à 5 points les plus importants qui mènent à un tir techniquement propre et réussi.
PRATIQUE : Ces 3 à 5 points, qui sont individuels pour chaque tireur, peuvent maintenant être préparés et exécutés par le tireur à chaque tir. Ils servent de fil conducteur, en particulier dans les situations stressantes.
Ces points donnent de la confiance et de la régularité. Ils peuvent également être écrits sur un morceau de papier, qui est posé de manière à ce que le tireur puisse le voir à tout moment et servir ainsi de petit rappel.
Surtout avec les jeunes athlètes, il est utile que l'entraîneur lise / répète ces points encore et encore pendant l'action afin que le tireur intériorise son programme.
Comme pour les routines de compétition, chacun a sa propre routine. Mais tout le monde en a besoin pour pouvoir maintenir la performance dans des situations de pression.
Ces routines évoluent, changent et doivent être entraînées jour après jour pour en tirer le meilleur parti.

Comme les routines de compétition, les routines d’avant compétition peuvent également être divisées en différentes catégories.
Les émissions de télévision sportive montrent souvent comment les skieurs parcourent mentalement les pentes et vérifient leurs comportements.
Ces routines sont exécutées avant l'action réelle et sont également appelées routines de pré-performance.
Jeff Simons a développé une routine d’optimisation rapide, qui se compose de trois étapes principales :
La première étape consiste à respirer profondément les yeux fermés (signal physique).
Dans la deuxième étape, l'athlète visualise le déroulement parfait qui le mènera à la victoire (signal émotionnel).
À la troisième étape, il est important d'attirer à nouveau son attention sur le début imminent de la compétition et enfin de commencer (signal d'attention et d’activation).
Cela concerne les trois parties d'une routine : la régulation des émotions, le contrôle des cognitions et la régulation de la motivation.
Combien de temps avant une compétition l'athlète se lève-t-il ?
Quand va-t-il déjeuner au plus tard ?
Que mange-t-il ?
Quand va-t-il sur le site de la compétition ?
Combien de temps faut-il prévoir pour le contrôle des vêtements et des armes ?
Chaque athlète a développé son propre modèle de comportement et le met en place le jour de la compétition. Si tout se passe comme prévu, cela renforce la confiance en soi de l'athlète et il se sent lui-même parfaitement préparé à réaliser sa performance. Il est donc important que les athlètes élaborent des routines, notamment pour le jour de la compétition. Elles contiennent des éléments très spécifiques qui les préparent de manière optimale à un événement de leur sport.
ROUTINES DE PRE-COMPETITION
La dernière forme de routines de performance concerne les routines de post-performance, c'est-à - dire les routines qui ont lieu après qu'une action ait été effectuée.

Facilement reconnaissable par les biathlètes qui mettent leurs lunettes après le tir, mettent leurs gants, glissent leurs mains dans les boucles des bâtons et patinent quelques pas, avant que les choses ne recommencent vraiment.
Ainsi, des techniques cognitives, telles qu'une pause ou une gestion de la pensée après un mauvais coup, peuvent être utilisées. Ces routines diffèrent des routines d'après-compétition en ce que la compétition n'est pas encore terminée, mais continue.
CONSTRUCTION DE ROUTINES
En cas de panne d'un pistolet, Doreen Vennekamp a établi un plan précis pour éviter de s'énerver.
« Plus un processus est familier, plus il peut être mis en œuvre facilement dans des situations stressantes », explique Doreen Vennekamp par expérience.
Par conséquent, en tant qu'athlète de haut niveau, il est important de structurer ses processus et de suivre un plan. Ceci est particulièrement important lorsque quelque chose ne va pas. « Pour moi, par exemple, il est important de savoir comment je réagis à un dysfonctionnement de mon arme sans m’énerver », déclare Vennekamp, ??qui a souvent fait preuve de nervosité en finale internationale. Cependant, garder la tête froide et réguler le pouls ne fonctionne que si elle a élaboré un plan à l'avance.
Prenez une courte respiration, levez la main, analysez (ou demandez un temps mort).
Si cela arrive en finale, changez d'arme immédiatement, concentrez-vous à nouveau, visualisez le tir parfait, continuez !

Elles sont le fil conducteur, le plan de vol. Tout athlète se doit de structurer ses actions et de les mettre dans un plan défini. Cette démarche permet de gagner en confiance et en constance, ce qui évite de perdre de vue son objectif de comportement et de chuter.
Il y a différentes sortes de routines.
Comme chaque mois, Mental-Objectif-Perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à la recherche de la performance.

Cette newsletter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenu mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions.
Je vous propose de partager ce mois-ci une analyse de la DSB (Fédération allemande de tir) sur les routines à mettre en place pour les tireurs de compétition.
LES ROUTINES
ROUTINES DE PREPARATION
ROUTINES DE POST PERFORMANCE
ROUTINES D’INCIDENT
News Letter N° 77
Telecharger au format PDF
 
«  A ne pas confondre avec un tic OU UN RITUEL DE CROYANCE »
Avril 2021
 
Mental-Objectif-Perf .
LES ROUTINES
Rafael Nadal et sa routine au service. Crédit : Sportinfozz.com

La respiration est l’un des outils que j’utilise le plus dans les situations de stress et de gestion des émotions en général. Souvent utilisée via la cohérence cardiaque, elle me permet de calmer le mental, de me remettre sur le moment présent et de retrouver ma lucidité. Je travaille la cohérence cardiaque et différents types de respiration plusieurs fois par semaine, pour que ce soit un outil efficace le plus rapidement possible.

TIR :
RESPIRATION et GESTION DES EMOTIONS

A toutes fins utiles, rappelons que la séquence finale de tir (visée - Lâcher) se fait en apnée.
Selon la discipline et le tireur, le blocage de la respiration se fait à des moments différents de la séquence de tir.
Le sujet de cette News Letter est tout autre : comment utiliser la respiration pour mieux gérer ses émotions et garder sa lucidité.
Dans le cadre de la préparation mentale, Cédric Coquet (Golf) et Aurore Goberville (Tir) utilisent un appareil permettant de contrôler l’entrée en cohérence du tireur et d’analyser les données via un logiciel de cardiofeedback dédié qui permet au sportif de suivre en direct les effets de la qualité de sa respiration sur son niveau de cohérence cardiaque, mais aussi de comprendre le tracé de sa variabilité cardiaque.
Aurore : plus cette dernière est harmonieuse, avec de grandes amplitudes régulières, plus le sujet est serein, lucide et génère des émotions positives.
Ainsi, en apprenant à respirer, le sportif devient capable d’agir sur l’équilibre des systèmes sympathique et parasympathique selon l’effet qu’il recherche (plus de sympathique pour un effet dynamisant, plus de parasympathique pour un effet relaxant, un équilibre entre les deux

pour retrouver calme, lucidité, bien-être physique et psychique).
Dans le tir sportif à la cible, c’est surtout cet équilibre parfait du sympathique et parasympathique (rythme de 5 inspirations/seconde puis de 5 expirations/seconde au moins 6 fois de suite) qui est recherché, car il permet de gérer ses émotions et de se concentrer efficacement sur son comportement.
Apprendre à réguler sa respiration, c’est gagner en maîtrise de soi !

Son principe est simple : « La cohérence cardiaque consiste à faire six respirations par minutes durant cinq minutes et trois fois par jour », précise le Dr O’Hare.
En détails, cela revient à inspirer 5 secondes puis expirer 5 secondes et cela 6 fois de suite.
Au départ, pour certaines personnes, cela peut paraître compliqué. On peut donc commencer en inspirant 3 secondes et en expirant 3 secondes, puis en inspirant 4 secondes et en expirant 4 secondes, mais le résultat est moins probant. L’important est, surtout, d’égaliser les deux temps : inspiration et expiration.
Il se trouve que notre façon de respirer peut aider l’un de ces systèmes à dominer l’autre à un moment donné.
Ainsi, quand l’inspiration et l’expiration sont superficielles et ne font intervenir que la cage thoracique (comme si l’on respirait dans un corset trop serré à la taille), le système sympathique prend les commandes. Rapide, haletante (même sans effort physique), cette respiration réduit à néant ou presque la contribution du système parasympathique.

Au pire, elle peut déclencher une violente attaque d’anxiété ; au mieux, nous rendre plus sensibles aux agressions et tentations extérieures (d’où irritabilité excessive, peur et fuite devant un incident mineur, désir machinal pour le premier tranquillisant venu - chocolat, cigarette, alcool, etc.).

À l’inverse, une respiration lente et profonde fera jouer le diaphragme qui fait sortir et rentrer l’abdomen avec le va-et-vient du
souffle jusqu’au fond des poumons (mains à plat sur vos hanches, vous sentez vos pouces s’écarter de vos doigts à chaque inspiration).

Le système parasympathique domine et bloque les effets anxiogènes du système sympathique : la tension du corps se relâche un peu plus à chaque expiration, comme si elle n’attendait que l’ouverture de cette voie pour s’échapper.
C’est l’une des portes d’entrée de la méditation et de tous les états transcendantaux. Peur, colère et désirs inutiles s’évanouissent sous la douceur de ce souffle que beaucoup disent sacré.

Tout petit déjà…
Bébés, nous avons tous commencé par respirer par l’abdomen, pratiquant ainsi spontanément la méthode enseignée dans les grandes traditions spirituelles méditatives et yogiques. À l’âge adulte, en revanche, nous respirons presque tous par le thorax plutôt que par l’abdomen, ce qui provoque tensions et anxiété.
Elles sont le fil conducteur, le plan de vol. Tout athlète se doit de structurer ses actions et de les mettre dans un plan défini. Cette démarche permet de gagner en confiance et en constance, ce qui évite de perdre de vue son objectif de comportement et de chuter.
Il y a différentes sortes de routines.
Comme chaque mois, Mental-Objectif-Perf tente de vous intéresser par la lecture d’un sujet différent ayant trait à la recherche de la performance.

Cette newsletter n’a d’autres prétentions que de vous faire partager et réfléchir à des thèmes et des sujets qui auront retenu mon attention dans le cadre d’une recherche perpétuelle d’améliorer notre comportement afin de mieux profiter de la vie, de mieux nous connaître et donc de mieux contrôler nos émotions.
Je vous propose de nous intéresser à la Respiration au travers de deux articles issus de Magazine Psychologies et de Santé Magazine.
LE SOUFFLE SACRE
News Letter N° 78
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LA COHERENCE CARDIAQUE POUR GERER SES EMOTIONS
Mai 2021
 
Mental-Objectif-Perf .
LA RESPIRATION
LA COHERENCE CARDIAQUE
La cohérence cardiaque peut se définir comme « un état d’équilibre entre le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique », explique le dr David O’Hare.
Le premier est le système d’adaptation qui se déclenche en cas de menace, le second est le système de récupération, une fois le danger passé.
La respiration en cohérence cardiaque n’est pas naturelle. « En général, on respire 12 à 15 fois par minute au repos. La fréquence cardiaque <https://www.santemagazine.fr/actualites/tension-arterielle-frequence-cardiaque-la-privation-de-sommeil-affecte-le-coeur-186788> n’est pas constante, elle varie en permanence, précise le Dr O’Hare, c’est le chaos cardiaque qui est l’état normal de la fréquence cardiaque, et la preuve que l’on arrive à s’adapter rapidement face aux différentes situations de notre environnement. La cohérence cardiaque, elle, n’est pas une respiration spontanée.
En cohérence cardiaque, on respire de manière volontaire et régulière. »
Chaque fois que l’on inspire, le cœur accélère car on stimule le système sympathique, et chaque fois que l’on expire le cœur ralentit car on stimule le système parasympathique.
« Quand on inspire et que l’on expire de façon égale, le cœur ralentit de façon égale », précise le médecin.


NOTRE SYSTEME NERVEUX
La physiologie moderne décrit deux systèmes nerveux « autonomes » - ainsi qualifiés parce qu’ils ne peuvent être consciemment dirigés.
• Le système nerveux sympathique dirige l’attention de l’organisme vers l’extérieur et le met en état d’alerte : décharge d’adrénaline, accélération du rythme cardiaque, hausse de la tension artérielle et musculaire.
• Le système nerveux parasympathique détourne l’attention de l’organisme vers l’intérieur et fait baisser les défenses : flot d’acétylcholine, ralentissement des pulsations du cœur, baisse de la tension artérielle, relaxation des muscles, entraînant un état de calme, portail de la paix intérieure.
LA RESPIRATION
QUAND PRATIQUER ?
Les trois séances quotidiennes de cohérence cardiaque se répartissent ainsi.
La première a lieu le matin, « c’est la plus importante, indique le Dr O’Hare. Elle est à pratiquer le plus tôt possible après le lever car à ce moment de la journée, la sécrétion de cortisol, l’hormone du stress, est la plus importante. L’exercice de cohérence cardiaque va donc la faire diminuer si elle est élevée, ce qui est le cas chez les personnes HYPERLINK "https://www.santemagazine.fr/sante/maladies/stress/6-signes-de-stress-que-vous-naviez-pas-remarques-412097" stressées. »
La deuxième séance est à prévoir avant l’heure du déjeuner, soit environ 4 heures après la première. « Elle permet de se recentrer et d’atténuer les événements survenus dans la matinée, précise le médecin. Elle prépare aussi à une bonne HYPERLINK "https://www.santemagazine.fr/alimentation/acheter-et-cuisiner/6-erreurs-a-eviter-apres-manger-pour-bien-digerer-186880" digestion, elle limite le risque de somnolence d’après repas et assure une bonne clarté mentale pour travailler tout l’après-midi. »

On prévoit la troisième séance en fin d’après-midi, quand le rythme de vie va changer, notamment avec la fin de journée de travail et le retour à la maison. Elle assurera une soirée détendue, et une meilleure nuit..
COMMENT RESPIRER ?
LA RESPIRATION CARREE
La respiration carrée est une technique de respiration issue du Pranayama (discipline du souffle).
Elle est appelée en sanskrit samavritti.
Sama signifie « même, égal » et vritti veut dire « l’onde, la vague ». Il s’agit de pratiquer une respiration égale dans l’inspiration et l’expiration. Cette technique est facile et elle est recommandée pour les débutants :
Installez-vous confortablement sur chaise ou à même le sol. Maintenez une posture ouverte. Pour l’exercice de la respiration carrée, vous allez toujours respirer par le nez.
Commencez par respirer en sentant les mouvements de l’abdomen. L’abdomen se gonfle naturellement avec l’inspiration, puis se dégonfle avec l’expiration. Une fois que vous êtes installé dans le mouvement de la respiration, vous pouvez commencer.
Cet exercice se pratique en quatre phases de durée égale :
Inspiration en comptant mentalement.
Suspension du souffle en poumons pleins en comptant mentalement.
Expiration en comptant mentalement
Suspension du souffle en poumons vides en comptant mentalement.
La durée peut être de 2, 3, 4, 5, 6 ou plus.













SANDRINE GOBERVILLE
La cohérence cardiaque est pour moi un outil fabuleux : il m’est très utile pour revenir au présent, être ancrée mais aussi et surtout pour retrouver toute ma lucidité. Lorsque que je suis beaucoup dans le mental, avec énormément de pensées, en train de ressasser ou d’anticiper plein de choses, la cohérence cardiaque est une méthode infaillible pour faire un STOP. Ça me calme, ça libère l’esprit et ça m’apporte de la sérénité. Ça me permet de revenir rapidement ici et maintenant.
Je la travaille au moins 3 fois par jour sur 3 jours de la semaine, mais aussi dans des moments où j’ai des temps « morts » et quand ça me paraît opportun.
Je fais du 5/5 : cela correspond à 5 inspirations et 5 expirations régulières que j’enchaîne avec le plus de rondeur possible.
Je l’utilise à l’entraînement, en match ainsi que lors de situations où l’émotion devient excessive (en positif comme en négatif) : juste avant de prendre la parole en public, quelques minutes avant un examen ou un acte médical que j’appréhende etc.
.
CELINE GOBERVILLE
https://www.nana-turopathe.com/coherence-cardiaque/
https://www.thierrysouccar.com/bien-etre/info/comment-entrer-en-coherence-cardiaque-493
https://www.youtube.com/watch?v=Q0JP_TV6sgY
Faites 10 à 20 cycles de respirations carrées selon votre disponibilité.